../s3_ae.gif Année 2019. Billets d'humeur syndicale
Billets d'humeur écrits CHAQUE SEMAINE en 2019 avec pour thème : l'enseignement (Evelyne Cima © 2019).

Les « billets d'humeur » 2019 d'Evelyne

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Introduction

Introduction

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Présidente du syndicat SYNEP CFE-CGC (syndicat de l'enseignement privé CFE-CGC), à titre personnel il m'arrive régulièrement de m'insurger contre la politique éducative de la France.

Mes billets d'humeur (publiés chaque semaine depuis mi-2016 sur le site syndical du SYNEP CFE-CGC) sont le reflet de mon combat personnel, mais pas systématiquement de celui du syndicat que je préside.
Evelyne CIMA


Voici mes « billets d'humeur » de 2019


Avril 2019
Incendie de Notre-Dame de Paris. Je suis inquiète !

21 avril 2019
Incendie de Notre-Dame de Paris. Je suis inquiète !

Je suis effectivement inquiète à propos du délai de reconstruction de Notre-Dame de Paris, délai de 5 ans annoncé par notre Président.

Pourquoi ?
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Eh bien je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle entre ce délai et celui imposé par notre ministre Blanquer au sujet du nouveau bac ! Depuis qu’il a décidé de réformer le bac de 2021, on a beau lui démontrer, semaine après semaine, les aberrations non de la réforme en elle-même mais des moyens qu’il applique en toute hâte, à la hussarde ; rien n’y fait. Et son entêtement à vouloir rendre opérationnel ce nouveau bac, en temps et heures, juste avant les prochaines élections présidentielles, fait qu’il sacrifie sans vergogne une partie de notre patrimoine jeunesse sur l’autel de la politique.

Pour le patrimoine culturel Notre-Dame, j’ai bien peur qu’il en soit de même car notre Président a peu de chances d’avoir fixé au hasard son délai de reconstruction de 5 ans ! 5 ans nous emmènent juste avant les jeux olympiques de Paris, manifestation hautement sportive mais souvent aussi politique ! Il risque donc de se reproduire, pour Notre-Dame, la même chose que pour le bac : du travail à la va-vite, encore au détriment du résultat !

L’ENA et le cache-misère sociétal de la « Discrimination positive ».

14 avril 2019
L’ENA et le cache-misère sociétal de la « Discrimination positive ».

Depuis 2001 des conventions passées entre ZEP et Grandes écoles, dont Sciences PO, permettent à des lycéens issus des « quartiers défavorisés » d'intégrer certaines Grandes écoles sans avoir à passer le concours classique d’entrée.

Début avril,
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notre Président actuel semble avoir émis l’idée (ou fait courir le bruit) d’appliquer une telle convention à l’ENA ; idée qui peut séduire, écrivent certains politiques et journalistes. Personnellement elle ne me séduit pas du tout (pas plus que la convention relative à Sciences PO et autres Grandes écoles). Non pas à cause des « élites », ou supposées telles, engendrées par les Grandes écoles, mais à cause de ce que sous-entend leur type de recrutement actuel.

Par là même, doit-on comprendre qu’il existerait des codes (traduction : magouilles, passe-droits…) réservés à une certaine frange de notre société et permettant à la progéniture de cette dernière d’intégrer telle ou telle autre Grande école ?

Si tel semble être le cas, au lieu de nous endormir en évoquant la mise en place d’une « discrimination positive », il serait moins hypocrite, de la part du Gouvernement, de faire contrôler l’entrée dans ces Grandes écoles, par un organisme indépendant autorisé à dénoncer les réelles « discriminations » observées.

La « discrimination positive » est un cache-misère sociétal pour faire croire à la population que ce concept rétablit l’esprit républicain bafoué par des dizaines d’années d’une sélection appliquant un code discriminatoire dans certains établissements de l’enseignement supérieur.

« Gouverner, c'est faire croire ! » (Machiavel)

7 avril 2019
« Gouverner, c'est faire croire ! » (Machiavel)

Il y a un peu plus de 600 ans, l’illustre florentin Machiavel le disait déjà avec un certain cynisme : « Gouverner, c’est faire croire ! » Et notre gouvernement actuel semble s’être penché sur cette question de gouvernance : être ou ne pas être machiavélique ?

Il semble avoir tranché,
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entre autres au sujet des OPCO (Opérateurs de Compétences), ces 11 organismes créés à partir de la loi 2018-771 du 5 septembre 2018 et dont les missions sont, entre autres, de financer l’apprentissage, les formations professionnelles…

Le Gouvernement a donc demandé aux partenaires sociaux de se réunir et de négocier à propos de l’OPCO qu’ils allaient choisir pour leur branche ; choix délicat et stratégique car il engageait l’évolution de l’ensemble des salariés au sein de chaque entreprise.

Après de multiples réunions, négociations interbranches, qui ont duré plusieurs mois, le 23 janvier 2019 le ministère laisse le choix à l’enseignement privé indépendant, entre l’OPCO A ou, à défaut, l’OPCO B. Après de nouvelles réunions, cette branche de l’enseignement choisit l’OPCO A, le 11 mars 2019.

Réponse du Gouvernement, le 1er avril 2019 : « perdu ! On vous a mis dans l’OPCO B ! »

Ce n’était malheureusement pas un poisson d’Avril mais le résultat du principe machiavélique : faire croire que l’on peut choisir !

Mars 2019
L’école de la « confiance »?

31 mars 2019
L’école de la « confiance »?

Il y a deux semaines, je parlais d’amateurisme gouvernemental au sujet de la réforme du lycée. Ai-je changé d’avis ? Peut-être bien que oui ! surtout lorsque j’ai entendu notre ministre de l’Éducation nationale, jeudi dernier, au micro de France-Inter !
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Vous n’êtes pas sans savoir qu’une partie dominante de la réforme repose sur les trois matières de spécialité que les élèves de seconde devront obligatoirement choisir pour leur entrée en première, avant d’en abandonner une en terminale.

Pour chacun des futurs étudiants qu’ils seront, ces matières choisies constitueront le socle de base devant les conduire à un bac revalorisé, porte d’entrée vers des études universitaires fructueuses ! Autant dire que les programmes de ces 3 matières sont d’un approfondissement jusque-là inégalé.

Eh bien jeudi dernier, 28 mars 2019, notre ministre a affirmé, sans sourciller le moins du monde, que les élèves entrant en terminale auraient la possibilité de remplacer une des deux spécialités qu’ils auront conservées par une nouvelle ! Pour cette dernière, qui peut croire qu’ils pourront se mettre à niveau n’ayant pas suivi la spécialité en classe de première ?

Peut-être que ce que j’avais pris chez notre ministre pour de l’amateurisme, est de la « com », à la limite de la menterie, pourtant incompatible avec l’école de la « confiance », mais alors dans quel but ?

Vers une élimination programmée des syndicats.

24 mars 2019
Vers une élimination programmée des syndicats.

Le Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) est cette instance paritaire nationale réunissant le collège des représentants des organisations syndicales de fonctionnaires ou agent de l’État et celui des représentants employeurs de la Fonction Publique. Elle est consultée sur tout projet de réforme ayant pour objet ou pour effet de modifier le statut général de la Fonction Publique.
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Or, tout ce qui est appliqué aux fonctionnaires est appliqué à plus ou moins court terme aux enseignants des établissements privés sous contrat qui sont, eux aussi, des agents de l’État. D’où l’importance de l’intérêt porté aux séances de ce CCFP !

Le 15 mars dernier, au CCFP, il était justement question du projet de loi de « transformation de la fonction publique ». Et qu’a donc prévu le Gouvernement dans ce projet ? Tout simplement, entre autres, de réorganiser les CAP (Commissions Administratives Paritaires, correspondant à nos Commissions Consultatives Mixtes dans le sous contrat) en supprimant certaines de leurs compétences telles celles en matière de promotion et de mobilité des personnels. En d’autres termes, les élus à ces CAP n’auraient plus la possibilité de suivre et de donner leur avis sur l’évolution de carrière et les mutations des personnels de la Fonction Publique. Les représentants syndicaux ont bien évidemment réagi et voté contre ce projet. L’intersyndicale réunissant 7 OS de la Fonction Publique a, dans un communiqué du 20 mars, dénoncé fortement cette mesure qui « va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l’arbitraire. »

Ce projet de loi ne met-il pas en évidence, si besoin était, l’élimination programmée des syndicats ? Ces derniers ne feraient-ils pas, toujours peur au Gouvernement ?

Amateurisme gouvernemental, ou quoi ?

17 mars 2019
Amateurisme gouvernemental, ou quoi ?

Depuis des mois, nous faisons savoir qu’il existe des incompatibilités majeures d’application de la réforme du lycée telle qu’elle a été conçue unilatéralement par notre ministre de l’Education Nationale. Et nous sommes loin d’être le seul syndicat d’enseignants à le clamer. Cependant, officiellement notre ministre le prend de haut, lui, le « spécialiste ».
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L’une des incompatibilités est liée à l’application, en septembre 2019, des nouveaux programmes de première aux élèves actuellement en seconde et qui n’auront pas reçu les bases nécessaires à la compréhension de ce qu’on leur dira !

Eh bien, pour tenter de lever une partie de cette incompatibilité, suite à une demande du ministre décidée une fois de plus à la va-vite la semaine dernière, les enseignants doivent se débrouiller pour modifier certains de leurs cours actuels de seconde. « il apparaît opportun de traiter certaines parties du nouveau programme de seconde par anticipation... » dixit le ministre dans sa note du 7 mars 2019 !

Du pur amateurisme gouvernemental, à moins que, comme je l’ai évoqué dans mon billet du 3 mars dernier, le but électoraliste dépasse largement l’éventuel intérêt que notre ministre est supposé porter aux élèves !

Et le « devoir de réserve », Monsieur le Sénateur ?

10 mars 2019
Et le « devoir de réserve », Monsieur le Sénateur ?

Après l’Assemblée Nationale, fin avril ce sera au tour du Sénat de se prononcer sur le projet de loi « pour une l’école de la confiance ». Que vont en dire nos sénateurs, entre autres sur l’article 1er susceptible de bâillonner les professeurs contestataires ?
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Le point qui me chagrine, dans l’histoire, est le fait que le rapporteur de ce projet de loi soit le sénateur Max Brisson, inspecteur général de l’Éducation Nationale ! Dans ces conditions, pour le cas éventuel où il ne serait pas favorable à l’adoption de l'article 1er (ou d’autres articles d’ailleurs), son « devoir de réserve » ne l’empêcherait-il pas de plaider contre un texte émanant de son supérieur hiérarchique, sous peine de sanction ?

Mais, direz-vous, dès qu’il a été élu sénateur, il a été mis en disponibilité ! Certes ; cependant le devoir de réserve continue de s'appliquer aux agents suspendus de leurs fonctions et en disponibilité. Alors ?

Alors, n’y aurait-il pas un certain conflit d’intérêt dans cette histoire et le sénateur Brisson ne devrait-il pas laisser sa place de rapporteur à un autre sénateur ?

L’art de saboter une réforme des maths pour… de futures élections

3 mars 2019
L’art de saboter une réforme des maths pour… de futures élections

Il ne vous a pas échappé que, comparés au reste du monde, les élèves français sont de plus en plus mauvais entre autres en mathématiques et en logique, pourtant indispensables non seulement pour le raisonnement de tous les jours mais, aussi, pour l’appropriation de la plupart des techniques actuelles basées sur l’informatique et l’algorithmique.
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Aux yeux des Français, comme il fallait donc enfin agir de façon urgente, notre ministre de l’Éducation Nationale réforme le lycée en s’appuyant sur le « rapport Villani » du 12 février 2018 et ses « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques ».

Le rapport est cohérent, les mesures préconisées depuis le CP jusqu’en terminale sont très intéressantes mais… le ministre sabote tout de même l’ensemble en l’appliquant dès la rentrée prochaine aux élèves de première de lycées, comme s’ils avaient précédemment suivi le cursus préconisé par Cédric Villani !

Le ministre est ainsi comparable à un promoteur immobilier qui, se référant à un plan d’architecte, déciderait de faire installer des salles de bain sans s’occuper de savoir si les fondations sont construites !

Du grand n’importe quoi. Mais dans quel but ?

Dans un but électoraliste ! La réforme du lycée doit s’appliquer immédiatement afin que les bacheliers de 2021, qui en seront l’aboutissement, soient utilisés comme faire-valoir gouvernemental lors de la présidentielle de 2022.

Février 2019
« L’école de la CONFIANCE ». On le leur dit et ils le croient !

24 février 2019
« L’école de la CONFIANCE ». On le leur dit et ils le croient !

Vous souvenez-vous de mon billet d’humeur du 16 décembre 2018 dans lequel je parlais du DASEN (Directeur Académique des Services de l'Éducation Nationale) des Bouches-du-Rhône qui cherchait à bâillonner les enseignants à propos de la réforme du lycée et du bac 2021 ? À tous ses chefs d’établissements, ce DASEN avait envoyé une note semi-secrète
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leur demandant de veiller « à ce que nos établissements ne puissent accueillir des temps de réunion communs entre enseignants, parents d’élèves et élèves » de peur que parents et élèves ne s’affolent en entendant les profs leur dévoiler l’innommable cacophonie liée, entre autres, aux nouvelles trois options que doivent choisir les actuels élèves de seconde.

Entre les heures non budgétées, les profs remerciés par souci d’économie, et j’en passe car la liste est longue, toutes les options existent bien dans la com’ ministérielle en direction des médias, des parents et des élèves, mais… dans la réalité, elles demeurent toujours sur le papier, pour faire beau et faire croire que les élèves sont enfin maîtres de leur avenir !

J’en reviens au DASEN des Bouches-du-Rhône. Il a dû faire des émules parmi ses confrères car, cette semaine, une de mes amies a assisté à une réunion proviseur-parents, pour son fils en seconde dans un lycée parisien. Il n’y avait aucun prof de l’établissement et le proviseur leur a servi une vision idyllique du futur immédiat de leur progéniture. Mais l’amie en question, au courant de tous les travers de la réforme et de son application hasardeuse, a posé les « bonnes » questions, celles auxquelles il était difficile de répondre. Eh bien, que croyez-vous qu’il arriva ? Le proviseur embobina tout son monde avec une argumentation très simple : chez lui il n’y aurait rien à craindre et ses élèves verraient leurs vœux tous exhaussés !

Les parents sont repartis satisfaits. N’avaient-ils pas été face à un éminent représentant de « L’école de la CONFIANCE » ?

Drapeaux et Marseillaise dans les classes. Pour qui ? Pour quoi ?

17 février 2019
Drapeaux et Marseillaise dans les classes. Pour qui ? Pour quoi ?

Après la défaite historique de 1940, des drapeaux français et des Marseillaises, on en voyait et entendait partout près de Vichy. Il s’agissait de symboles ne coûtant pas très chers au Gouvernement et utilisés pour masquer, à la foule, les marques d’allégeance au vainqueur.
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He bien, en 2019, bis-repetita. Ces mêmes symboles ne coûtant toujours pas très chers, ne sont-ils pas censés masquer, une fois encore, l’allégeance au vainqueur ? Ce dernier a simplement changé de nom et nous envahit subtilement par sa langue et sa culture, qui vont de pair ; la Loi Blanquer lui réserve d’ailleurs, et de fait, des établissements scolaires entiers : les « nouvelles écoles internationales », pour lui montrer sans doute, et si besoin était, quelques signes supplémentaires de soumission.

La Loi sur « l’école de la confiance » ne devrait-elle pas plutôt donner, à notre système éducatif, les moyens indispensables pour enrayer sa dégringolade internationale ?

Dormir dans son lycée… pour l’instant !

10 février 2019
Dormir dans son lycée… pour l’instant !

D’après l’AEF (Agence Éducation et Formation) du 8 février, dans les académies de Toulouse, Paris, Créteil, Versailles, Dijon, Lyon, des enseignants ont occupé une vingtaine d’établissements dans la soirée du 7 février, et même, pour certains, toute la nuit ! Ils protestent contre la réforme du lycée et du Bac et, plus généralement, contre le système éducatif français qui conduit dans le mur les générations futures. Ils annoncent d’ailleurs d’autres « nuits des lycées » dès le 12 février prochain.

Il et tout de même plus agréable de dormir dans son lycée
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que dans sa voiture, comme sont contraints de le faire certains enseignants fraichement mutés en région parisienne et qui, faute de paie suffisante, ne peuvent pas se payer un logement décent. Mais c’est un autre problème ; un de plus !

À propos de « dormir quelque part », à certains profs critiquant sur la Toile les méthodes de notre service public d’éducation, je suggère de commencer à se réserver une place sous les ponts. En effet, lorsqu’on analyse finement l’article 1 de la future Loi Blanquer sur « l’école de la confiance », si dans quelques temps les députés l’adoptent tel quel, ces non-en-phase avec les idées gouvernementales risquent de se retrouver purement et simplement éjectés de l’Éducation Nationale.

Le Figaro et les options au Bac !

3 février 2019
Le Figaro et les options au Bac !

Le 31 janvier, Le Figaro publiait sur Internet un article au sujet des matières à options qui « rapporteront moins au baccalauréat » 2021 qu’en ce moment.

L’article commence par simplement rappeler qu’actuellement les options permettent aux candidats, d’obtenir plus que 20/20 au Bac, avec des notes d’options particulièrement généreuses (dixit Le Figaro) et très souvent choisies pour ce motif.

Je m’attendais, dans la suite de l’article,
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à lire que ce système mis en place il y a des années dans le but démagogique de finir par « donner » le Bac à presque tout le monde (objectif : 80% de bacheliers) était à revoir. Cependant je voyais mal comment Le Figaro allait démontrer l’absence de démagogie dans une réforme « Blanquer » alliant un objectif cette fois-ci de 100% de bacheliers avec des options n’apportant certes plus aucun « bonus » mais quasi compensées par une très forte dose de contrôle continu mal maitrisé. Aussi, j’ai lu la suite de l’article avec intérêt.

En fait, le début du texte du Figaro ne semblait être là que pour mettre en lumière le coût prohibitif de ces options actuelles, entre autres en matière de rémunération des profs qui les enseignaient souvent devant des effectifs plus que restreints… profs dont on pourrait faire désormais l’économie dans le nouveau Bac, suite aux options boudées par des élèves n’en tirant plus aucun bonus.

En résumé, la réforme « Blanquer » remplace un système démagogique par un autre, tout aussi démagogique, mais… en faisant des économies budgétaires substantielles sur le dos des enseignants !

Janvier 2019

Janvier 2019

Gilets jaunes et stylos rouges… bonne chance pour l’issue du grand débat !

27 janvier 2019
Gilets jaunes et stylos rouges… bonne chance pour l’issue du grand débat !

Fin 2018, en pleine crise des « gilets jaunes », le Gouvernement a reconnu, du bout des lèvres et indirectement, qu’il avait sans doute un peu trop ignoré les corps intermédiaires de la Nation (maires, syndicats…). Du coup il a lancé une opération « grand débat » au cours duquel, nous a-t-il assuré, tout citoyen pouvait revendiquer en étant écouté. Écouté certes mais, et après ?

Cette semaine,
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le 22 janvier, dans le BO (Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale), nous avons semble-t-il eu un exemple de cet « et après ? ».

En effet, au CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation) de fin décembre 2018, la très grande majorité des syndicats d’enseignants, invités à donner leur avis, avait voté contre la mise en place trop hâtive de la réforme du lycée et du bac, réforme présentée par notre ministre Blanquer. Ils avaient d’autant plus voté contre que les projets de programmes, concoctés à la va-vite, nécessitaient pour la plupart d'être largement retravaillés en profondeur !

Eh bien, le 22 janvier 2019, en plein grand débat lancé à coups répétés de « com », le ministre de l’Éducation Nationale publie ses nouveaux programmes de seconde et de première du lycée général et technologique, qui entreront en vigueur à la rentrée 2019. Il les publie comme si le CSE de fin décembre ne s’était pas tenu, comme si la grande majorité des enseignants n’avait pas protesté contre, entre autres, leur manque d’aboutissement !

Alors, dans de telles conditions, je souhaite bonne chance aux gilets jaunes et stylos rouges, pour l’issue du grand débat !

Il paraîtrait que les enseignants « ne vont pas si mal ». Mais pas si mal que qui ?

20 janvier 2019
Il paraîtrait que « les enseignants ne vont pas si mal ». Mais pas si mal que qui ?

Le mouvement des stylos rouges prend de l’ampleur ; cette semaine 7 organisations syndicales de l’enseignement privé sous contrat avec l’État se sont réunies et ont réaffirmé, par un communiqué de presse commun, les revendications qu’elles portent, pour certaines, depuis de nombreuses années. Audience au ministre de l’Éducation Nationale et à celui de l’Agriculture ont été demandées… C’est dire si les problèmes des enseignants français sont préoccupants !
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Eh bien, dans la même semaine, le 16 janvier, que peut-on lire sur la Toile, publié par The Conversation (L’expertise universitaire, l’exigence journalistique) ? « Non, les enseignants ne vont pas si mal » !!

Ce titre provocateur est suivi par un article interprétant les résultats d’une enquête nationale, réalisée en 2013 par la Fondation d’entreprise MGEN pour la santé publique, en partenariat avec le ministère de l’Éducation Nationale.

En parcourant attentivement l’article, on peut y lire, par exemple : « Durant l’année scolaire, 17 % des enseignants avaient été victimes de comportements hostiles et 40 % avaient été témoins de tels agissements sur leur lieu de travail. Une analyse fine, y compris textuelle, des faits de violence décrits par les enseignants victimes a mis en lumière que la seule violence « scolaire » (typiquement, de la part d’un élève dans le second degré ou de la part d’un parent en maternelle) n’est pas la seule à peser sur le bien-être des enseignants. La violence « interne », inhérente au monde professionnel, est également problématique. C’est notamment le cas des relations conflictuelles avec les collègues ou des tensions avec la hiérarchie.
Avoir été victime de violence était étroitement associé à des indicateurs de santé défavorables : symptômes d’épuisement professionnel, moindre qualité de vie, troubles de la voix et absence au travail.
»

N’y a-t-il pas de quoi plaindre les rédacteurs de cet article ? Combien doivent-ils souffrir eux-mêmes au travail pour oser titrer : « Non, les enseignants ne vont pas si mal » ! Pas si mal que qui ? qu’eux ?

OCDE, économies budgétaires et enseignement.

13 janvier 2019
OCDE, économies budgétaires et enseignement.

L’OCDE, « Organisation de coopération et de développement économiques » regroupant de nombreux pays développés et démocratiques, telle la France, fait régulièrement des études sur l’impact économicopolitique de certaines mesures gouvernementales en matière d’ajustement des déficits budgétaires. En d’autres termes, elle conseille nos dirigeants lorsqu’ils hésitent sur les méthodes à appliquer pour faire des économies indolores quant à leurs réélections...
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Je vais malheureusement être un peu longue, dans mon propos, mais… le « Cahier de politique économique n°13 » de l’OCDE, écrit par Christian Morrisson en 1996, est si explicite au sujet de l’enseignement, qu’il mérite de s’y arrêter et d’avoir bien en tête ce qu’il recommande aux États !

En 40 pages, ce cahier parle donc de « La faisabilité politique de l'ajustement » et voici ce qu’il en dit à un moment donné :

« […] Après cette description des mesures risquées, on peut, à l’inverse, recommander de nombreuses mesures qui ne créent aucune difficulté politique. Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique [grèves, manifestations, soulèvements…]. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. L’intérêt politique de ces mesures ne signifie pas qu’elles sont les plus rationnelles ou les plus justes. […] »

On comprend alors mieux pourquoi notre Éducation Nationale périclite d’année en année !

Bonne année 2019

6 janvier 2019
Bonne année 2019

Avant tout, meilleurs vœux 2019 à tous les personnels des établissements d’enseignement et, pour les agents de l’État, des vœux relatifs à la revalorisation de leur point d’indice, figé depuis maintenant 9 années consécutives !
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Je formule aussi des vœux pour que les diplômes français ne continuent pas à être dépréciés au niveau international et que notre ministre de tutelle reprenne sa copie, entre autres à propos du bac. À ce sujet, si j’ai une suggestion à faire aux collègues de toute les classes d’examen, c’est de continuer à annoter les copies de leurs élèves avec le sérieux qui les caractérise, ceci afin de bien informer les élèves et leurs parents, mais, comme le proposent certains « stylos rouges » fraîchement nés sur la Toile, de mettre une même note de 18 ou 19 voire 20/20 à chaque copie afin de renvoyer notre Gouvernement à ses responsabilités : s’il veut surclasser ou déclasser ses diplômes, qu’il le fasse sans contraindre implicitement ses professeurs à magouiller les notes !

De toute façon, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, il n’y a aucune raison pour que les enseignants soient juges et parties au niveau des examens.
D’ailleurs ce ne sont pas les formateurs ou les formatrices des auto-écoles qui font passer les examens du permis de conduire, mais des inspecteurs ou inspectrices du Ministère de l’Intérieur.

Pour le Bac et autres examens, le Ministère de l’Éducation Nationale pourrait copier celui de l’Intérieur !

Décembre 2018

Décembre 2018

« Le Dîner de cons » toujours d’actualité ?

31 décembre 2018
« Le Dîner de cons » toujours d’actualité ?

Hier, dernier dimanche de l’année, j’ai longuement hésité entre écrire mon habituel billet d’humeur dominical et attendre les vœux de notre Président pour faire un billet collant avec l’actualité. Mais…
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Comme j’ai alors incidemment visionné, en famille, « le Dîner de cons », film réalisé en 1998 par Francis Veber, au cours de sa projection j’ai eu l’impression de revivre l’atmosphère souvent cynique de certains événements politiques de cette année 2018 et j’ai souhaité vous en faire profiter !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce film culte, je vous en résume la trame : la France coupée en deux. D’un côté les « cons », travailleurs, en quelque sorte comme vous et moi, et de l’autre côté, les « trop intelligents » (allusion à mon billet d’humeur de la semaine dernière) qui organisent des dîners-concours dans lesquels ils invitent leur sélection des premiers pour s’éclater à leurs dépens.

Je ne sais pas pourquoi mais l’organisation de ces dîners m’a fortement rappelé les réunions qui devraient être organisées incessamment sous peu entre notre classe politique et les « gilets jaunes », en attendant que ce soit avec les « stylos rouges », que je vous invite entre autres à consulter sur Facebook, puis les peut-être futurs « hommes verts », etc…

Certains éléments du peuple ne seraient-ils pas, aux yeux de quelques politiciens, les « cons » de service avec lesquels ils s’amuseraient cyniquement ?

Bac 2021. Notre ministre de l’EN est sans doute « trop intelligent pour moi » !

23 décembre 2018
Bac 2021. Notre ministre de l’EN est sans doute « trop intelligent pour moi » !

Lundi dernier, 17 décembre donc, sur la chaîne Public Sénat, le président du groupe LREM à l'Assemblée Nationale était interrogé sur les causes du mouvement des « gilets jaunes ». Il a alors estimé qu’au Gouvernement ainsi que chez les députés il y a une « erreur qui a été faite, et dont nous portons tous la responsabilité, moi y compris (...). C'est le fait d'avoir été probablement trop intelligents, trop subtils, trop techniques, dans les mesures de pouvoir d'achat. »

Du coup,
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je suppose que j’ai enfin saisi pourquoi je n’ai pas compris les subtilités ministérielles cachées derrière la réforme du bac 2021 ! Notre ministre de l’EN est sans doute « trop intelligent » pour moi !

Aussi, quoi qu’il en soit, je fais un appel angoissé à mes lecteurs : dites-moi vite ce que vous trouvez de sublime dans cette réforme du bac.

En attendant je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année !

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Pour en savoir plus...
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