../s3_ae.gif Année 2019. Billets d'humeur syndicale
Billets d'humeur écrits CHAQUE SEMAINE en 2019 avec pour thème : l'enseignement (Evelyne Cima © 2019).

Les « billets d'humeur » 2019 d'Evelyne

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Introduction

Introduction

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Présidente d'honneur (depuis le 17 mai 2019) du syndicat SYNEP CFE-CGC (syndicat de l'enseignement privé CFE-CGC), à titre personnel il m'arrive régulièrement de m'insurger contre la politique éducative de la France.

Mes billets d'humeur (publiés chaque semaine depuis mi-2016 sur le site syndical du SYNEP CFE-CGC et sur ce site perso (www.maginot.org) sont le reflet de mon combat personnel, mais pas systématiquement de celui du syndicat que j'ai présidé jusqu'au 17 mai 2019.
Evelyne CIMA


Voici mes « billets d'humeur » de 2019


Septembre 2019
Notre ministre n’a-t-il plus de piles dans sa calculette ?

8 septembre 2019
Notre ministre n’a-t-il plus de piles dans sa calculette ?

Nouveaux Bacs, nouveaux programmes, nouvelles épreuves applicables dès la rentrée 2019 en contrôle continu.

Je suis donc allée sur le site Eduscol pour consulter le contenu de plusieurs publications de notre ministère, tout particulièrement dans leur aspect « poids des différentes disciplines » prises en compte pour l’obtention du Bac. Pourquoi ce choix ?
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Car, grande nouveauté dans la note du Bac : notre ministre a introduit une forte dose de « contrôle continu » (40%) réparti sur les classes de première et de terminale.

C’est le Bac STI2D (Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) qui m’a le plus fait sourire (jaune) avec entre autres un document de 44 pages doublement estampillé « Ministère de l’Éducation Nationale » et « Inspection Générale de l’Éducation Nationale ». Il montre de multiples diagrammes avec des annotations plus ou moins sibyllines du genre « Laboratoire AC » « Laboratoire d’ETT » « Laboratoire SIN » « Approche concrète basée sur le triptyque MEI », et j’en passe… Ce sont des termes connus des spécialistes me diront certains. Effectivement, mais le document dont je parle est à l’attention de tous, spécialistes et non spécialistes. Il est sans doute rédigé ainsi pour en mettre « plein la vue » aux parents et aux enseignants d’autres disciplines. Dans ce cas c’est raté car, comme nous allons le voir, faire, en fin de ce document, une erreur d’addition, décrédibilise tout le texte. En effet…

Dans leurs données du « poids des différentes disciplines » pour la note finale du Bac, les rédacteurs ne se sont même pas aperçus que la somme des différents pourcentages des contrôles continus qu’ils affichaient représentait 40,04% et non les 40% annoncés. Faible erreur, certes, mais erreur tout de même inadmissible pour une addition de 11 nombres sur un document officiel soi-disant murement concocté par nos spécialistes ministériels semblant plus privilégier la com’ que la rigueur !
Peut-être que leurs calculettes n’avaient plus de piles et qu’additionner 11 nombres « à la main » leur est devenu un casse-tête insurmontable ! Peut-être, aussi, que l’ensemble du texte n’est qu’un pompeux blabla.

Un gros MERCI Monsieur Blanquer, pour avoir pensé à « augmenter les profs de 300€ » !

1er septembre 2019
Un gros MERCI Monsieur Blanquer, pour avoir pensé à « augmenter les profs de 300€ » !

Cette semaine, à la télé, j’ai entendu que notre ministre changeait d’attitude vis-à-vis des enseignants. Donc, pour la deuxième partie du mandat présidentiel, il allait enfin répondre aux attentes des profs, qu’il snobait depuis le début du quinquennat. Et pour preuve, dès janvier 2020 il les augmenterait de 300€ !

J’ai d’autant plus cru qu’il s’agissait de 300€ par mois,
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que cette somme, même mensuelle, aurait été encore loin d’être suffisante pour mettre les rémunérations des profs français au niveau de celles des profs allemands ou luxembourgeois. Mais, en même temps, j’ai eu peur à leur sujet ; n’allaient-ils pas, d’un coup, être tentés d’inviter leurs amis en remplaçant les crevettes par des homards ? N’allaient-ils pas tomber dans ce piège qui fut médiatiquement fatal à l’un de nos derniers ministres, moralement contraint à la démission ?

Cet épisode tragique, ayant touché un de ses collègues, semble être revenu en tête de Monsieur Blanquer. Un gros MERCI donc à lui pour avoir eu l’audace, alors, de parler d’accorder une augmentation de 300€ (prévue par François Hollande, souvenons-nous en tout de même), mais PAR AN, ce qui correspond, hors impôt, à environ 0,82€/jour !

Cependant, Monsieur le ministre, côté négatif pour vous : avec cette somme ridicule, vos enseignants contraints d’être ainsi « raisonnables » dans leurs dépenses, faute d’achats « homardesques », n’auront plus qu’à se rabattre sur leurs stylos (rouges bien évidemment).

Août 2019
Le contrat de « préprofessionnalisation » n’aurait-il pas pour but de remplacer les profs absents ?

25 août 2019
Le contrat de « préprofessionnalisation » n’aurait-il pas pour but de remplacer les profs absents ?

Lorsque j’ai été informée de la mise en place, dès la rentrée 2019 (dans quelques jours donc), d’un contrat de « préprofessionnalisation » pour les étudiants souhaitant entrer dans le métier de professeur, j’ai été séduite ! D’autant plus séduite que ce contrat prévoit, sur 3 ans, d’allier formation universitaire (L2, L3, M1) et formation pédagogique in situ, 8 heures par semaine, au contact de vrais élèves, sous la responsabilité de leurs tuteurs (professeurs). Pour les étudiants, enfin de quoi apprendre le métier et se demander s’il leur convient vraiment.
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Motivation supplémentaire et non négligeable pour les bénéficiaires du contrat : ils sont rémunérés ! Là j’ai commencé à avoir des doutes sur les motivations de notre ministre, en ces temps de restrictions budgétaires. Aussi j’ai cherché à approfondir le sujet.

Pour leur troisième année, alors que les étudiants n’ont pas encore passé le moindre concours Éducation Nationale, le ministre dévoile enfin le fond de ses motivations : « En responsabilité : prise en charge de séquences pédagogiques complètes (notamment, remplacement d'enseignants de l’établissement dans la même discipline, compatible avec la continuité pédagogique des enseignements) ».

Et pour qu’il n’y ait pas la moindre ambigüité sur l’objectif visé par la création du contrat de « préprofessionnalisation », ces derniers ne vont être mis en place que pour certaines matières, et dans les académies déficitaires en enseignants. Tout compte fait, à la fin de ce billet, je m’aperçois que je n’aurais pas dû mettre son titre sous forme interrogative !

La circulaire de rentrée de Blanquer et le G7 !

18 août 2019
La circulaire de rentrée de Blanquer et le G7 !

Pourquoi parler aujourd’hui de cette circulaire de rentrée sortie au BO du 25 mai 2019, donc depuis presque trois mois ? Simplement car la rentrée est toute proche et qu’il est donc bon (et triste à la fois) de se souvenir de notre ministre et de certaines de ses circulaires et notes de service.
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Dans ce billet je vais m’attarder sur sa note de rentrée (n° 2019-084) destinée tout particulièrement aux enseignants en maternelle (élèves entre 3 et 6 ans) et à leurs inspecteurs.

Apparemment, pour le ministre, d’après la déduction que l’on peut faire de son écrit, ces personnels doivent être si nuls qu’il s’estime contraint de leur faire tout un ensemble de « recommandations pédagogiques » entre autres sur comment « développer la compréhension de messages et de textes entendus ».

À ce sujet, ses conseils sont si détaillés qu’ils vont même jusqu’à parler d’« éviter d'asseoir tous les élèves par terre », pendant la lecture. Là, je m’interroge ! Quels sont ceux qui seront par terre ?

Pour faire court, comme ces recommandations (à part celle que je viens de citer) sont le b.a.-ba de la conduite d’une classe de maternelle, force est d’en conclure que, pour notre ministre, ces enseignants n’ont dû avoir aucune formation, ni didactique ni pédagogique. Pas mal pour une France qui, dans quelques jours, va présider le G7 à Biarritz et veut donner des leçons au monde entier puisqu’elle a « décidé de placer les questions d’éducation au cœur des discussions du G7 » !

Bouleversement éducatif pour les profs de langues ?

11 août 2019
Bouleversement éducatif pour les profs de langues ?

Je suppose que vous avez déjà entendu parler des traducteurs vocaux instantanés, ces petits appareils pour la plupart d’origine japonaise qui permettent, grâce au développement de l’intelligence artificielle, de dialoguer et de se comprendre presque partout dans le monde !
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Le langage n’y est peut-être pas encore ultra châtié, mais il le deviendra dans un avenir proche.
Des amies, profs de langues, en sont conscientes et me disent s’attendre à une révolution dans l’enseignement.
En effet, il ne s’agit plus, comme par exemple en dessin industriel ou en maths, de simplement changer de méthodes d’apprentissage en remplaçant la planche traditionnelle par un écran ou les calculs sur papier par des opérations à la calculette !
Il s’agit de s’interroger sur la pertinence de l’apprentissage de langues étrangères. Ne suffirait-il pas, pour chacun, d’étudier seulement sa propre langue, mais alors avec précision, en en connaissant les subtilités et les nuances profondes, l’orthographe et la grammaire, afin de permettre une traduction et donc une communication sans contre sens ?

Est-ce à dire que le prof de langues disparaitrait ? Oui et non.
Oui dans son objectif actuel cherchant à obtenir que ses élèves comprennent et s’expriment le mieux possible dans la langue enseignée.
Non s’il oriente ses cours vers un apprentissage de la culture et même des cultures fines et des traditions des pays et régions où l’on parle la langue qu’il a en charge de faire connaître.

Nous ne sommes qu’au début de la révolution numérique associée à l’intelligence artificielle. Comme dans d’autres secteurs, dans l’enseignement, des métiers apparaitront et d’autres disparaitront ou se transformeront. Les profs de langues ne seraient-ils pas actuellement en première ligne dans ce bouleversement éducatif ?

Nos députés et les activités physiques l’après-midi, pour nos enfants.

4 août 2019
Nos députés et les activités physiques l’après-midi, pour nos enfants.

70 députés LREM viennent de déposer une proposition de loi dont le but serait de « faire de la France une nation sportive ».
Pour arriver à ce résultat, ils proposent, entre autres dans les établissements scolaires, de réserver des après-midi aux activités physiques.
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Faire du sport, bien sûr, et on n’en fait peut-être pas assez en France. Quoique, depuis quelques années, des journaux (Est-Républicain, le Dauphiné…) titrent fièrement « La France est l’une des trois nations les plus sportives du monde ». L’auraient-ils rêvé ?

Je reviens à nos députés. Je suppose qu’ils savent bien que les résultats des recherches médicales portent à déconseiller de faire du sport pendant la digestion (soit durant 2h30 à 4h selon le type de repas ingéré et le sport envisagé). En effet, notre digestion, énorme consommatrice d’énergie, entre en conflit avec nos muscles et notre cerveau.

Alors, pourquoi faire une telle proposition ? Je ne vois que peu d’explications au sujet de ces députés :
-ignorer à peu près tout sur la physiologie humaine, ce qui serait inquiétant pour des personnes sensées légiférer sur des dossiers souvent liés à la vie humaine ;
-ou chercher à faire une réforme de plus permettant, celle-là, de diminuer le temps d’apprentissage de nos élèves, ce qui permettrait par la suite de justifier leurs mauvais scores dans les tests internationaux ;
-ou vouloir imiter l’enseignement allemand bien qu’à l’heure actuelle certains Landers se tournent vers l’école toute la journée et non plus jusqu’à 13h !

En tous cas, pour hâter la digestion, cela pourrait permettre de faire de grosses économies de cantines scolaires en réduisant à la portion congrue les repas servis le midi : un verre d’eau et un peu de pain sec !

Juillet 2019
Greta Thunberg, les écolos et nos élèves.

28 juillet 2019
Greta Thunberg, les écolos et nos élèves.

Mardi 23 juillet, l’adolescente suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, égérie médiatique de la lutte écologique face au dérèglement climatique, était invitée à l’Assemblée Nationale par 162 députés. Elle s’est plainte
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non pas du fait qu’on ne l’écoutait pas, elle, mais que, surtout, on n’écoutait pas les scientifiques du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) au sujet de leurs résultats d’études sur les conséquences du réchauffement climatique actuel.

Si je parle de cette jeune fille et de ses actions médiatiques, c’est pour rappeler que l’an dernier, en Suède, en signe de protestation pour la protection du climat, elle avait refusé d’aller en cours. Depuis, elle est l’inspiratrice de plusieurs organisations internationales « écolos » incitant nos élèves à faire la « grève de l’école pour le climat » afin de faire pression sur nos gouvernants.

Faire pression : oui !
Mais pas en utilisant ce mode démagogique de manifestation dont le succès est assuré, entre autres par des élèves dont la seule motivation pourrait n’être que de « sécher » les cours !

Tout le monde sait que les adolescents sont les cibles privilégiées de nombreuses organisations politiques, religieuses, sectaires, et j’en passe… En l’occurrence, ces organisation internationales « écolos » se sentiraient-elles si peu pédagogues ou si peu motivantes pour en venir à utiliser ce mode de rassemblement ?

Il y a le samedi ou le dimanche pour commencer à manifester, et là nos gouvernants pourraient réellement mesurer avec pertinence le degré d’implication de la jeunesse pour le climat. Ils auraient alors, sans doute, toutes raisons de s’en inquiéter et d’agir en conséquence...

Réaction de Gilles Co. : Manifester le samedi et le dimanche, mais ça va chambouler tout le programme familial du week-end, vous n’y pensez pas... 😅😅😅 je sens que je vais aller faire un tour dehors... mince, il pleut.


La CEPNL pècherait-elle en parole, par action et par omission ?

21 juillet 2019
La CEPNL pècherait-elle en parole, par action et par omission ?

La Cour administrative d’appel de Paris a annulé l’arrêté ministériel fixant la liste des organisations syndicales reconnues représentatives dans la branche de l’Enseignement Privé Non Lucratif.

Faisant suite à cette annulation,
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le 1er juillet 2019, la CEPNL (Confédération de l’Enseignement Privé Non Lucratif) publie un communiqué de presse dans lequel elle ose affirmer que, « Faute d’organisations syndicales représentatives identifiées, la négociation sur les salaires [NAO] n’a pu se tenir cette année. »

Fausse information ! L’arrêté ministériel ayant été annulé, c’est l’arrêté précédent qui redevient valide et les organisations syndicales reconnues représentatives à la CEPNL sont donc bien identifiées. Mais la CEPNL ne veut sans doute pas des syndicats redevenus représentatifs « de facto » et de leur éventuelle intervention sur les NAO !

Versant ensuite des larmes de crocodile sur le sort des finances de ses employés qu’elle vient sciemment de priver de NAO, la CEPNL décide alors, unilatéralement, d’une augmentation des salaires minima conventionnels de 1,1%.

Notons que 1,1%, c’est mieux que le 1% difficilement négocié l’an dernier en NAO avant annulation de l’arrêté ministériel !

Les rencontres avec les organisations syndicales seraient-elles considérées, par la CEPNL, plus comme des contraintes que comme du dialogue social constructif ?

Bac 2019 : le ministre a-t-il paniqué ?

14 juillet 2019
Bac 2019 : le ministre a-t-il paniqué ?

Sondage « Odoxa-Dentsu Consulting », pour France info et Le Figaro, publié le jeudi 11 juillet dernier : 69% des Français sont contre les enseignants grévistes « car ils ont pénalisé les bacheliers »… et même 61% approuveraient « des sanctions » disciplinaires ou financières, comme la retenue de dix à 15 jours de salaire, à l'encontre de ces mêmes grévistes.

Pourquoi ces deux médias osent-ils annoncer
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ces résultats avec une mine réjouie et approbatrice alors qu’ils devraient en être navrés ? Car ces résultats donnent une triste idée soit des Français sondés, soit du style orienté du sondage.

En effet, le lundi 8 juillet notre ministre affirme que, finalement, toutes les copies ont bien été rendues et corrigées (soit par leurs correcteurs attitrés soit par d’autres) et les résultats définitifs du Bac sont donc proclamés pour tous. Mais, concernant les copies « retardataires », il confirme sa décision du vendredi 5 juillet, à savoir que la note prise en compte a été la meilleure entre celle attribuée à la copie et la moyenne annuelle du candidat. Vendredi, pour avoir pris une telle décision aussi discriminatoire M. Blanquer aurait-il cédé à un moment de panique ?

Et maintenant, avec cette décision, il y a bien des candidats pénalisés, mais ils sont parmi ceux dont les copies ne sont pas passées entre les mains de grévistes !

J’invite donc les élèves lésés, par la non-prise en compte de leur moyenne annuelle, à faire des recours contre cette discrimination introduite par notre ministre et réclamer l’égalité de traitement avec les autres candidats !

Bac 2021. « Faire du grand oral un levier d'égalité des chances »

7 juillet 2019
Bac 2021. « Faire du grand oral un levier d'égalité des chances »

Le lundi 24 juin 2019, M. Cyril Delhay, professeur d'art oratoire à Sciences Po, a remis un rapport au ministre de l'Éducation Nationale : « Faire du grand oral un levier de l'égalité des chances ».

Je n’ai pas eu le temps de l’évoquer
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dans mon dernier billet d’humeur, « une petite souris » étant venue me parler du « temps chaud » du DNB, avec la grève annoncée de ses surveillances et la position fermée de notre ministre à propos de ses réformes du Bac !

Donc, aujourd’hui, je reviens sur ce super rapport, détaillé, que le ministère s’est empressé de publier, sans doute pour en espérer des critiques, mais sans les solliciter ouvertement. Sur quelles bases les examinateurs auraient-ils à contrôler et noter pour ce Grand Oral ? En voici un exemple, bien évidemment non choisi au hasard.

Devra être notée, entre autres, l’entrée en scène ainsi balisée par ce rapport :
-silence préalable avec respiration costo-diaphragmique ;
-prise de contact par le regard avec l’espace et l’auditoire ;
-choix du moment juste pour les premiers mots ;
-impact des premières paroles (choix des mots…) ;
-respect de la contrainte de temps…

Quelques jours plus tard, après avoir vu une représentation de l’humoriste Bigard (toujours égal à lui-même dans son registre, que l’on aime ou pas), je me suis imaginée faisant passer le Grand Oral à l’un de ses disciples qui entrerait ainsi devant le jury :

Torse bombé, il nous regarde, fait en silence quelques pas fermes et nous dit soudain, d’une voix de stentor : « Bon ! Vue la contrainte de temps que m’impose votre ministre, lorsque Madame aura fini de tripoter… son téléphone et que son voisin cessera de loucher dans son corsage, je vais peut-être pouvoir commencer mon exposé ! »

Quelle note attribuer à une telle entrée? Un 20/20 serait tentant face à l’aisance oratoire de ce candidat, sauf si l’on doit rester dans un certain intervalle de « politiquement et socialement correct » non encore défini avec précision.

Et si, dans l’entrée des candidats, vous y voyez un « levier d’égalité des chances », merci de m’en faire part !

Juin 2019
DNB du 27 juin reporté : une « petite souris » m’a dit…

30 juin 2019
DNB du 27 juin reporté : une « petite souris » m’a dit…

Les surveillances du DNB (Diplôme National du Brevet) devaient commencer le 27 juin. Mais une « petite souris » m’a dit que, le lundi 24, elle avait cru voir le ministre préoccupé ; il conversait avec un autre personnage :
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Lui : jeudi prochain, premier jour de surveillance du DNB, ça va être chaud dans les collèges !
L’autre acquiesçant : très chaud à ce qu’on nous annonce…
Lui, désespéré : j’ai cherché vainement comment réussi à faire croire aux médias qu’il ne s’agissait que d’un petit nuage de plus, une sorte de sirocco d’opérette, mais…
L’autre, dubitatif : avec ce qui se prépare, tu as peu de chances d’y arriver !
Lui, offusqué : lundi 17 j’ai bien réussi mon numéro de com’, le premier jour de surveillance du Bac !
L’autre, étonné : à ce que je sache, ce n’était pas la canicule !

Lui : qui te parle de canicule ?
L’autre : de quoi parles-tu donc alors, depuis tout à l’heure ?
Lui : de la grève des enseignants bien sûr ! Elle m’a pourri la vie le 17 avec tous ces personnels administratifs et de service que j’ai sollicités pour remplacer les enseignants devant les candidats ; j’ai même dû faire appel aux retraités. Il est difficile de recommencer le 27 sans que ça se voit un peu trop !
L’autre : alors, cette fois, utilise la canicule. Il va faire chaud dans les classes d’examen.
Lui : et alors ? Les élèves sont habitués à vivre dans des établissements mal isolés où l’on a souvent trop froids lorsqu’il fait froid et trop chaud lorsqu’il fait chaud, alors…
L’autre : prends tout de même exemple sur tes collègues, écologie, travail, santé, et fais ta com’ autour de la canicule…

C’est sans doute ainsi que, pour le DNB, il se passa ce qui s’est passé, mais vous n’êtes pas obligé de croire ce que m’a dit cette « petite souris » !

Sujets de Bac : encore des erreurs !

23 juin 2019
Sujets de Bac : encore des erreurs !

Cette semaine me semble tout indiquée pour parler Bac avec, une fois de plus, un problème d’erreurs dans certains sujets ! Quand le ministère de l’Éducation Nationale ne se trompera-t-il plus ? Peut-être lorsque la course effrénée aux taux de réussite des examens ne sera plus le moteur prioritaire de politiciens rééligibles ou de « serviteurs de la République » s’identifiant à cette dernière.
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En effet, pour eux il faut à tout prix simplifier les sujets proposés en commission, et cette simplification est souvent effectuée à la va-vite, au dernier moment, par un « sachant » ne prenant parfois pas le temps de se relire. Résultat : des erreurs, des inexactitudes, voire des incohérences surtout dans les sujets scientifiques.

Bah ! Vous aurez toujours un responsable de la Direction générale de l’enseignement scolaire pour dire à la presse que l’erreur n’était pas grave, qu’elle a été identifiée rapidement (sauf dans les salles d’examen où les candidats en ont été informés ¾ d’heure avant la fin de l’épreuve) et que, de toute façon, les correcteurs ont reçu des consignes de manière que « les candidats ne soient pas lésés » (ce qui est la moindre des choses).

Au lieu de transformer le Bac en usine à gaz, notre ministre ferait sans doute mieux d’être plus réaliste dans ses ambitions et de s’attaquer, entre autres, aux raisons du pseudo-laxisme causant ces erreurs à répétition. Mais se soucie-t-il vraiment des élèves et des profs ? Plus le temps passe et plus la question semble se poser puisque faute de vouloir entendre les enseignants, ces derniers se voient contraints à faire grève au moment des examens !

France irréformable ou réformateurs incompétents ?

16 juin 2019
France irréformable ou réformateurs incompétents ?

Depuis bien longtemps, j’entends un nombre incalculable de personnages politiques nous seriner que la France est irréformable. Opinion que je commençais à faire mienne, vue la succession effrénée de réformes quasi annuelles nous conduisant de plus en plus vers un gouffre.

Erreur !
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JM Blanquer, avec ses réformes tous azimuts, et l’échec de celle de 2017 du DNB (Diplôme National du Brevet), (voir mon billet du 2 juin), JM Blanquer, disais-je donc, vient de me donner une nouvelle piste de réflexion sur le sujet : France irréformable ou réformateurs incompétents ?

L’incompétence, en la matière, serait en liaison directe avec la méconnaissance du sujet, le flou intellectuel de l’objectif à atteindre et l’incapacité d’appréhender l’ensemble du contexte dans lequel s’appliquera la réforme. En effet ce contexte, vaste, est souvent incompatible avec les objectifs politiciens des réformateurs !

Pour argumenter ma dernière piste de réflexion, je vais prendre un autre exemple que celui du DNB : la réforme de la voie professionnelle, celle qui prévoit la mixité des publics, c'est-à-dire l’accueil, dans une MÊME classe, d’élèves et d’apprentis. Il faut avoir en tête que les apprentis, étant en entreprise par exemple une semaine sur deux, assisteront donc à moins d’heures de cours que les élèves. Qu’en sera-t-il, alors, de la cohérence dans la succession des cours ?

Aucune réponse précise n’a été apportée, ce 13 juin 2019, lors du rendez-vous de l’intersyndicale de l’enseignement privé sous contrat au ministère de l’Éducation Nationale alors qu’il s’agit d’une réforme dont la mise en application commence en septembre prochain ! Dans le peu de temps qui reste, peut-être que le ministère espère encore glaner quelques propositions réalistes !

Je me tourne donc vers notre ministre : cette incompétence est-elle le seul fruit d’un contexte politicien et de sa contrainte temporelle liée aux prochaines élections présidentielles de 2022, ou celle de ses réformateurs ?

Un bon exemple de logique pour nos élèves

9 juin 2019
Un bon exemple de logique pour nos élèves

Chacun d’entre nous sait que la logique est indispensable à la compréhension de tout ce qui se dit et se fait. Cependant, parfois faute d’exemples concrets, il arrive que l’on n’insiste pas suffisamment sur les implications de certaines phrases entendues dans la vie courante.

Et, cette semaine, le monde politico-médiatique nous a fourni une superbe implication logique.
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Faisant suite aux résultats des élections européennes, un membre bien connu de l’un des partis politiques en déconfiture avait dit, en substance : « si mon président ne démissionne pas, je quitte le parti ! »

Il y a quelques jours, le président en question a démissionné et le membre contestataire a tout de même quitté son parti. Les médias et certains commentateurs politiques semblent s’en être étonnés mais y avait-il de quoi en pure logique ? La vraie, celle sans sous-entendus, très souvent utilisée en politique lorsqu’il est question de promesses faites. Le contestataire avait-il dit ce qu’il ferait si son président démissionnait ? Non ! Donc son attitude est cohérente avec ce qu’il avait annoncé juste après les élections.

Pour nos élèves, n’est-ce pas un bon exemple concret collant à l’actualité ?

J-M Blanquer et ses réformes cafouilleuses.

2 juin 2019
J-M Blanquer et ses réformes cafouilleuses.

La date du 28 mai 2019 est-elle à marquer d’une croix rouge (symbole de cette association d'aide humanitaire dont l’objet est de venir en aide aux personnes en difficulté) ? Ce jour-là, la DEPP a publié une note d’information sur le « Diplôme national du brevet 2018 » dans laquelle notre ministre Jean-Michel Blanquer se retrouve en grande difficulté intellectuelle.

En effet,
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en fin 2017, contre l’avis de la grande majorité du Conseil Supérieur de l’Education (CSE), notre ministre n’en fait qu’à sa tête, lui le spécialiste, et impose sa réforme pour le brevet des collèges 2018 (le DNB en abrégé) : un truc tortueux et d’une obscure clarté !

Conséquence, dévoilée par la DEPP il y a quelques jours : 87,2% des candidats au DNB ont réussi à l’examen. Ce serait encourageant s’il n’y en avait pas eu 89% l’année précédente rompant ainsi avec une croissance régulière depuis des années. De plus dans six cas sur dix, les élèves de troisième qui échouent au DNB ne valident même pas le socle commun de compétences, ce strict minimum censé être acquis par la quasi-totalité des élèves de collège !

Après ces résultats d’une réforme imposée contre l’avis du CSE, JM Blanquer va-t-il faire son mea-culpa et, pour une fois, se remettre en cause, entre autres au sujet de sa réforme cafouilleuse du bac 2021 ? C’est ce que nous saurons, peut-être, dans quelques jours…

Mai 2019
Parcours Sup : quota quand tu nous tiens… Cas d’école ou cas réel ?

26 mai 2019
Parcours Sup : Cas d’école ou cas réel ? À vous d’en décider !

Un élève de terminale, très médiocre en mathématiques et juste moyen en physique, s’est inscrit sur Parcours Sup pour entrer en PACES. Est-il bon en SVT au moins ? Qui peut le savoir puisqu’il est en terminale STI2D, filière n’ayant pas de cours de SVT ! Mais, en revanche,
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il a fourni une lettre de motivation sans doute très motivante pour les décideurs de Parcours Sup qui vient de lui répondre que son vœu était exhaussé : « lorsque j’étais gamin, je jouais souvent à Docteur Maboul ! »

Avec un brin d’humour, cet élève a murmuré à sa professeur principale à qui il montrait les documents dont je viens de parler, qu’il était lucide et ne choisirait pas cette voie.

Ce cas laisse tout de même rêveur et… m’inquiète au sujet de l’avenir entre autres de la médecine, tout au moins en France. Je sais que les déserts médicaux prospèrent, mais est-ce une raison suffisante pour en arriver là ? À moins que Parcours Sup n’ait reçu des ordres au nom d’une certaine discrimination.
Ah, quota quand tu nous tiens…

Annualisation du temps de travail des profs, sous couvert d’expérimentations pédagogiques.

19 mai 2019
Annualisation du temps de travail des profs, sous couvert d’expérimentations pédagogiques.

Mon propos ne sera pas, ici, d’être pour ou contre cette annualisation, mais de me pencher sur l’hypocrisie de politiciens face à ce sujet polémique.
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Le 30 janvier dernier, les députés adoptaient l’article 8 du projet de loi sur l’école de la confiance, article faisant état d’expérimentations pédagogiques grandeur nature. L’idée de certaines de ces expérimentations futures avaient ravivé l’inquiétude d’une députée. Elle estimait que ces dernières pouvaient très vite déboucher sur une « annualisation du temps de travail » des profs et prenait en exemple un test portant sur l’intérêt pédagogique du regroupement de toutes les heures de maths en fin d’année !

Notre ministre de l’Education Nationale, sans doute choqué par cette question semblant insinuer un objectif inavoué de sa loi, avait alors aussitôt rétorqué que l’article 8 n’était pas conçu en vue d’annualiser le temps de travail ! Pas conçu en vue, peut-être ; mais lui ouvrant une voie royale, à coup sûr !

D’ailleurs, il y a deux jours (17 mai), le sénateur Max Brisson, rapporteur de ce projet de loi dont fait partie l’article 8, a fait savoir à ses homologues que l’organisation hebdomadaire actuelle des cours empêchait des expérimentations dont, par exemple en classe de 6ème, celle du test du renforcement en début d’année des heures de français !

Quel manque de courage ou d’honnêteté intellectuelle, de la part de ces politiciens. Ne pas oser appeler un chat, un chat, et zigzaguer au lieu d’aller droit au but ! En effet, M Brisson aurait pu parler de tests non liés à l’annualisation mais mettant en cause d’autres interdits actuels : expérimenter par exemple l’impact de cours de nuit, ou en petite tenue… Non, il n’a choisi que l’exemple aboutissant à une annualisation du temps de travail. Allez savoir pourquoi ?

J’ai fait un rêve dans lequel l’anxiété nous guettait tous.

12 mai 2019
J’ai fait un rêve dans lequel l’anxiété nous guettait tous.

J’étais dans un pays au nombre astronomique de chômeurs. Tout à coup d’étranges envahisseurs ayant pris le pouvoir ont asservi tout le monde en peu de temps. En modifiant plusieurs lois ils avaient rendu anxieuse toute la population : ceux qui avaient encore un travail, ceux qui en recherchaient un, ceux qui espéraient en donner un à leur progéniture et, enfin, ceux qui croyaient être sereinement en retraite.
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-Pour les retraités, ils avaient mis en place une réforme aboutissant à un système de retraite « mal » indexée pouvant faire des ravages sur leurs comptes en banque s’ils osaient bouger le moindre petit doigt ;

-Pour ceux qui avaient un emploi stable, ils les incitaient à se taire. Les ayant dépréciés aux yeux de l’opinion publique, ils avaient pu faire passer une réforme permettant de museler, sur leur lieu de travail, ceux qui osaient émettre la moindre contestation ;

-Pour ceux qui cherchaient vainement un boulot, il avait suffi de leur dire qu’ils n’étaient pas assez qualifiés, qu’ils avaient besoin de formations longues et devaient enchaîner les contrats courts dans un contexte de mobilité accrue ;

-Enfin, pour les parents espérant donner une bouffée d’oxygène à leurs enfants ils avaient réformé l’enseignement en le dénaturant un peu plus qu’il ne l’était déjà. En même temps ils avaient créé un embrouillamini de fausses filières parmi lesquelles seuls quelques parents visionnaires ou avertis pouvaient bien manœuvrer, à condition d’avoir la prudence de ne pas faire de vagues.

A mon réveil, en sursaut, j’ai poussé un ouf de soulagement : c’était un rêve, un mauvais rêve !

But des associations de parents d’élèves.

5 mai 2019
But des associations de parents d’élèves.

Vendredi dernier, Radio-France parlait en presque continu d’une école « Montessori » que critiquaient vertement certains parents pour son manque d’autorité face aux élèves.
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Le rôle d’un media est d’informer, et c’est très bien. Mais, pour que l’information soit pertinente, j’aurais aimé que Radio France rappelle, en même temps, que des écoles qualifiées de canards boiteux, il y en avait de partout : dans le public, dans le privé sous contrat et… dans le privé hors contrat comme cette école Montessori.

Et j’aurais aussi bien aimé qu’à ce sujet, Radio France fasse une remarque, en guise de conclusion : il existe des associations de parents d’élèves auprès desquelles chacun devrait pouvoir s’adresser pour avoir un maximum de précisions sur l’école où il compte mettre ses enfants.

A moins que… les associations de parents d’élèves se soient donné un autre but !

Avril 2019
Diviser pour régner

28 avril 2019
Diviser pour régner

Sauf erreur de ma part, j’ai l’impression de ne pas trop avoir entendu la presse et les politiciens s’étonner du fait que notre Président semblait avoir tendance à distribuer allègrement l’argent des autres, et tout particulièrement celui des municipalités.
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Il ne faut pas oublier qu’à part les salaires des enseignants du public et du privé sous contrat, ce sont les municipalités qui doivent s’acquitter des frais de fonctionnement des écoles. Donc, décréter l’école obligatoire dès 3 ans, décréter des réductions d’effectifs en petites classes de primaire, même si c’est une bonne chose sur le papier, qui va payer les surcoûts de fonctionnement à part les municipalités et leurs habitants ?

Quant aux fermetures d’écoles… il paraît qu’elles ne seront effectives qu’avec l’accord des maires concernés. Ouf donc, peut-on dire, sauf si… les maires désargentés sont indirectement contraints de fermer ! Mais si guerre il y a, alors ce sera au sein des municipalités, hors champ de l’État !

J’ajouterai, au sujet des guéguerres incidentes, qu’avec cet allongement imposé de la scolarité obligatoire dans le primaire, par le biais de son financement notre président ravive les tensions public/privé. Mais, tant que ce sont les citoyens qui se battent entre eux…

Même pour une bonne cause notre gouvernement ne peut pas s’empêcher d’appliquer la stratégie classique : « diviser pour régner »

Incendie de Notre-Dame de Paris. Je suis inquiète !

21 avril 2019
Incendie de Notre-Dame de Paris. Je suis inquiète !

Je suis effectivement inquiète à propos du délai de reconstruction de Notre-Dame de Paris, délai de 5 ans annoncé par notre Président.

Pourquoi ?
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Eh bien je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle entre ce délai et celui imposé par notre ministre Blanquer au sujet du nouveau bac ! Depuis qu’il a décidé de réformer le bac de 2021, on a beau lui démontrer, semaine après semaine, les aberrations non de la réforme en elle-même mais des moyens qu’il applique en toute hâte, à la hussarde ; rien n’y fait. Et son entêtement à vouloir rendre opérationnel ce nouveau bac, en temps et heures, juste avant les prochaines élections présidentielles, fait qu’il sacrifie sans vergogne une partie de notre patrimoine jeunesse sur l’autel de la politique.

Pour le patrimoine culturel Notre-Dame, j’ai bien peur qu’il en soit de même car notre Président a peu de chances d’avoir fixé au hasard son délai de reconstruction de 5 ans ! 5 ans nous emmènent juste avant les jeux olympiques de Paris, manifestation hautement sportive mais souvent aussi politique ! Il risque donc de se reproduire, pour Notre-Dame, la même chose que pour le bac : du travail à la va-vite, encore au détriment du résultat !

L’ENA et le cache-misère sociétal de la « Discrimination positive ».

14 avril 2019
L’ENA et le cache-misère sociétal de la « Discrimination positive ».

Depuis 2001 des conventions passées entre ZEP et Grandes écoles, dont Sciences PO, permettent à des lycéens issus des « quartiers défavorisés » d'intégrer certaines Grandes écoles sans avoir à passer le concours classique d’entrée.

Début avril,
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notre Président actuel semble avoir émis l’idée (ou fait courir le bruit) d’appliquer une telle convention à l’ENA ; idée qui peut séduire, écrivent certains politiques et journalistes. Personnellement elle ne me séduit pas du tout (pas plus que la convention relative à Sciences PO et autres Grandes écoles). Non pas à cause des « élites », ou supposées telles, engendrées par les Grandes écoles, mais à cause de ce que sous-entend leur type de recrutement actuel.

Par là même, doit-on comprendre qu’il existerait des codes (traduction : magouilles, passe-droits…) réservés à une certaine frange de notre société et permettant à la progéniture de cette dernière d’intégrer telle ou telle autre Grande école ?

Si tel semble être le cas, au lieu de nous endormir en évoquant la mise en place d’une « discrimination positive », il serait moins hypocrite, de la part du Gouvernement, de faire contrôler l’entrée dans ces Grandes écoles, par un organisme indépendant autorisé à dénoncer les réelles « discriminations » observées.

La « discrimination positive » est un cache-misère sociétal pour faire croire à la population que ce concept rétablit l’esprit républicain bafoué par des dizaines d’années d’une sélection appliquant un code discriminatoire dans certains établissements de l’enseignement supérieur.

« Gouverner, c'est faire croire ! » (Machiavel)

7 avril 2019
« Gouverner, c'est faire croire ! » (Machiavel)

Il y a un peu plus de 600 ans, l’illustre florentin Machiavel le disait déjà avec un certain cynisme : « Gouverner, c’est faire croire ! » Et notre gouvernement actuel semble s’être penché sur cette question de gouvernance : être ou ne pas être machiavélique ?

Il semble avoir tranché,
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entre autres au sujet des OPCO (Opérateurs de Compétences), ces 11 organismes créés à partir de la loi 2018-771 du 5 septembre 2018 et dont les missions sont, entre autres, de financer l’apprentissage, les formations professionnelles…

Le Gouvernement a donc demandé aux partenaires sociaux de se réunir et de négocier à propos de l’OPCO qu’ils allaient choisir pour leur branche ; choix délicat et stratégique car il engageait l’évolution de l’ensemble des salariés au sein de chaque entreprise.

Après de multiples réunions, négociations interbranches, qui ont duré plusieurs mois, le 23 janvier 2019 le ministère laisse le choix à l’enseignement privé indépendant, entre l’OPCO A ou, à défaut, l’OPCO B. Après de nouvelles réunions, cette branche de l’enseignement choisit l’OPCO A, le 11 mars 2019.

Réponse du Gouvernement, le 1er avril 2019 : « perdu ! On vous a mis dans l’OPCO B ! »

Ce n’était malheureusement pas un poisson d’Avril mais le résultat du principe machiavélique : faire croire que l’on peut choisir !

Mars 2019
L’école de la « confiance »?

31 mars 2019
L’école de la « confiance »?

Il y a deux semaines, je parlais d’amateurisme gouvernemental au sujet de la réforme du lycée. Ai-je changé d’avis ? Peut-être bien que oui ! surtout lorsque j’ai entendu notre ministre de l’Éducation nationale, jeudi dernier, au micro de France-Inter !
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Vous n’êtes pas sans savoir qu’une partie dominante de la réforme repose sur les trois matières de spécialité que les élèves de seconde devront obligatoirement choisir pour leur entrée en première, avant d’en abandonner une en terminale.

Pour chacun des futurs étudiants qu’ils seront, ces matières choisies constitueront le socle de base devant les conduire à un bac revalorisé, porte d’entrée vers des études universitaires fructueuses ! Autant dire que les programmes de ces 3 matières sont d’un approfondissement jusque-là inégalé.

Eh bien jeudi dernier, 28 mars 2019, notre ministre a affirmé, sans sourciller le moins du monde, que les élèves entrant en terminale auraient la possibilité de remplacer une des deux spécialités qu’ils auront conservées par une nouvelle ! Pour cette dernière, qui peut croire qu’ils pourront se mettre à niveau n’ayant pas suivi la spécialité en classe de première ?

Peut-être que ce que j’avais pris chez notre ministre pour de l’amateurisme, est de la « com », à la limite de la menterie, pourtant incompatible avec l’école de la « confiance », mais alors dans quel but ?

Vers une élimination programmée des syndicats.

24 mars 2019
Vers une élimination programmée des syndicats.

Le Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) est cette instance paritaire nationale réunissant le collège des représentants des organisations syndicales de fonctionnaires ou agent de l’État et celui des représentants employeurs de la Fonction Publique. Elle est consultée sur tout projet de réforme ayant pour objet ou pour effet de modifier le statut général de la Fonction Publique.
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Or, tout ce qui est appliqué aux fonctionnaires est appliqué à plus ou moins court terme aux enseignants des établissements privés sous contrat qui sont, eux aussi, des agents de l’État. D’où l’importance de l’intérêt porté aux séances de ce CCFP !

Le 15 mars dernier, au CCFP, il était justement question du projet de loi de « transformation de la fonction publique ». Et qu’a donc prévu le Gouvernement dans ce projet ? Tout simplement, entre autres, de réorganiser les CAP (Commissions Administratives Paritaires, correspondant à nos Commissions Consultatives Mixtes dans le sous contrat) en supprimant certaines de leurs compétences telles celles en matière de promotion et de mobilité des personnels. En d’autres termes, les élus à ces CAP n’auraient plus la possibilité de suivre et de donner leur avis sur l’évolution de carrière et les mutations des personnels de la Fonction Publique. Les représentants syndicaux ont bien évidemment réagi et voté contre ce projet. L’intersyndicale réunissant 7 OS de la Fonction Publique a, dans un communiqué du 20 mars, dénoncé fortement cette mesure qui « va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l’arbitraire. »

Ce projet de loi ne met-il pas en évidence, si besoin était, l’élimination programmée des syndicats ? Ces derniers ne feraient-ils pas, toujours peur au Gouvernement ?

Amateurisme gouvernemental, ou quoi ?

17 mars 2019
Amateurisme gouvernemental, ou quoi ?

Depuis des mois, nous faisons savoir qu’il existe des incompatibilités majeures d’application de la réforme du lycée telle qu’elle a été conçue unilatéralement par notre ministre de l’Education Nationale. Et nous sommes loin d’être le seul syndicat d’enseignants à le clamer. Cependant, officiellement notre ministre le prend de haut, lui, le « spécialiste ».
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L’une des incompatibilités est liée à l’application, en septembre 2019, des nouveaux programmes de première aux élèves actuellement en seconde et qui n’auront pas reçu les bases nécessaires à la compréhension de ce qu’on leur dira !

Eh bien, pour tenter de lever une partie de cette incompatibilité, suite à une demande du ministre décidée une fois de plus à la va-vite la semaine dernière, les enseignants doivent se débrouiller pour modifier certains de leurs cours actuels de seconde. « il apparaît opportun de traiter certaines parties du nouveau programme de seconde par anticipation... » dixit le ministre dans sa note du 7 mars 2019 !

Du pur amateurisme gouvernemental, à moins que, comme je l’ai évoqué dans mon billet du 3 mars dernier, le but électoraliste dépasse largement l’éventuel intérêt que notre ministre est supposé porter aux élèves !

Et le « devoir de réserve », Monsieur le Sénateur ?

10 mars 2019
Et le « devoir de réserve », Monsieur le Sénateur ?

Après l’Assemblée Nationale, fin avril ce sera au tour du Sénat de se prononcer sur le projet de loi « pour une l’école de la confiance ». Que vont en dire nos sénateurs, entre autres sur l’article 1er susceptible de bâillonner les professeurs contestataires ?
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Le point qui me chagrine, dans l’histoire, est le fait que le rapporteur de ce projet de loi soit le sénateur Max Brisson, inspecteur général de l’Éducation Nationale ! Dans ces conditions, pour le cas éventuel où il ne serait pas favorable à l’adoption de l'article 1er (ou d’autres articles d’ailleurs), son « devoir de réserve » ne l’empêcherait-il pas de plaider contre un texte émanant de son supérieur hiérarchique, sous peine de sanction ?

Mais, direz-vous, dès qu’il a été élu sénateur, il a été mis en disponibilité ! Certes ; cependant le devoir de réserve continue de s'appliquer aux agents suspendus de leurs fonctions et en disponibilité. Alors ?

Alors, n’y aurait-il pas un certain conflit d’intérêt dans cette histoire et le sénateur Brisson ne devrait-il pas laisser sa place de rapporteur à un autre sénateur ?

L’art de saboter une réforme des maths pour… de futures élections

3 mars 2019
L’art de saboter une réforme des maths pour… de futures élections

Il ne vous a pas échappé que, comparés au reste du monde, les élèves français sont de plus en plus mauvais entre autres en mathématiques et en logique, pourtant indispensables non seulement pour le raisonnement de tous les jours mais, aussi, pour l’appropriation de la plupart des techniques actuelles basées sur l’informatique et l’algorithmique.
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Aux yeux des Français, comme il fallait donc enfin agir de façon urgente, notre ministre de l’Éducation Nationale réforme le lycée en s’appuyant sur le « rapport Villani » du 12 février 2018 et ses « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques ».

Le rapport est cohérent, les mesures préconisées depuis le CP jusqu’en terminale sont très intéressantes mais… le ministre sabote tout de même l’ensemble en l’appliquant dès la rentrée prochaine aux élèves de première de lycées, comme s’ils avaient précédemment suivi le cursus préconisé par Cédric Villani !

Le ministre est ainsi comparable à un promoteur immobilier qui, se référant à un plan d’architecte, déciderait de faire installer des salles de bain sans s’occuper de savoir si les fondations sont construites !

Du grand n’importe quoi. Mais dans quel but ?

Dans un but électoraliste ! La réforme du lycée doit s’appliquer immédiatement afin que les bacheliers de 2021, qui en seront l’aboutissement, soient utilisés comme faire-valoir gouvernemental lors de la présidentielle de 2022.

Février 2019
« L’école de la CONFIANCE ». On le leur dit et ils le croient !

24 février 2019
« L’école de la CONFIANCE ». On le leur dit et ils le croient !

Vous souvenez-vous de mon billet d’humeur du 16 décembre 2018 dans lequel je parlais du DASEN (Directeur Académique des Services de l'Éducation Nationale) des Bouches-du-Rhône qui cherchait à bâillonner les enseignants à propos de la réforme du lycée et du bac 2021 ? À tous ses chefs d’établissements, ce DASEN avait envoyé une note semi-secrète
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leur demandant de veiller « à ce que nos établissements ne puissent accueillir des temps de réunion communs entre enseignants, parents d’élèves et élèves » de peur que parents et élèves ne s’affolent en entendant les profs leur dévoiler l’innommable cacophonie liée, entre autres, aux nouvelles trois options que doivent choisir les actuels élèves de seconde.

Entre les heures non budgétées, les profs remerciés par souci d’économie, et j’en passe car la liste est longue, toutes les options existent bien dans la com’ ministérielle en direction des médias, des parents et des élèves, mais… dans la réalité, elles demeurent toujours sur le papier, pour faire beau et faire croire que les élèves sont enfin maîtres de leur avenir !

J’en reviens au DASEN des Bouches-du-Rhône. Il a dû faire des émules parmi ses confrères car, cette semaine, une de mes amies a assisté à une réunion proviseur-parents, pour son fils en seconde dans un lycée parisien. Il n’y avait aucun prof de l’établissement et le proviseur leur a servi une vision idyllique du futur immédiat de leur progéniture. Mais l’amie en question, au courant de tous les travers de la réforme et de son application hasardeuse, a posé les « bonnes » questions, celles auxquelles il était difficile de répondre. Eh bien, que croyez-vous qu’il arriva ? Le proviseur embobina tout son monde avec une argumentation très simple : chez lui il n’y aurait rien à craindre et ses élèves verraient leurs vœux tous exhaussés !

Les parents sont repartis satisfaits. N’avaient-ils pas été face à un éminent représentant de « L’école de la CONFIANCE » ?

Drapeaux et Marseillaise dans les classes. Pour qui ? Pour quoi ?

17 février 2019
Drapeaux et Marseillaise dans les classes. Pour qui ? Pour quoi ?

Après la défaite historique de 1940, des drapeaux français et des Marseillaises, on en voyait et entendait partout près de Vichy. Il s’agissait de symboles ne coûtant pas très chers au Gouvernement et utilisés pour masquer, à la foule, les marques d’allégeance au vainqueur.
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He bien, en 2019, bis-repetita. Ces mêmes symboles ne coûtant toujours pas très chers, ne sont-ils pas censés masquer, une fois encore, l’allégeance au vainqueur ? Ce dernier a simplement changé de nom et nous envahit subtilement par sa langue et sa culture, qui vont de pair ; la Loi Blanquer lui réserve d’ailleurs, et de fait, des établissements scolaires entiers : les « nouvelles écoles internationales », pour lui montrer sans doute, et si besoin était, quelques signes supplémentaires de soumission.

La Loi sur « l’école de la confiance » ne devrait-elle pas plutôt donner, à notre système éducatif, les moyens indispensables pour enrayer sa dégringolade internationale ?

Dormir dans son lycée… pour l’instant !

10 février 2019
Dormir dans son lycée… pour l’instant !

D’après l’AEF (Agence Éducation et Formation) du 8 février, dans les académies de Toulouse, Paris, Créteil, Versailles, Dijon, Lyon, des enseignants ont occupé une vingtaine d’établissements dans la soirée du 7 février, et même, pour certains, toute la nuit ! Ils protestent contre la réforme du lycée et du Bac et, plus généralement, contre le système éducatif français qui conduit dans le mur les générations futures. Ils annoncent d’ailleurs d’autres « nuits des lycées » dès le 12 février prochain.

Il et tout de même plus agréable de dormir dans son lycée
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que dans sa voiture, comme sont contraints de le faire certains enseignants fraichement mutés en région parisienne et qui, faute de paie suffisante, ne peuvent pas se payer un logement décent. Mais c’est un autre problème ; un de plus !

À propos de « dormir quelque part », à certains profs critiquant sur la Toile les méthodes de notre service public d’éducation, je suggère de commencer à se réserver une place sous les ponts. En effet, lorsqu’on analyse finement l’article 1 de la future Loi Blanquer sur « l’école de la confiance », si dans quelques temps les députés l’adoptent tel quel, ces non-en-phase avec les idées gouvernementales risquent de se retrouver purement et simplement éjectés de l’Éducation Nationale.

Le Figaro et les options au Bac !

3 février 2019
Le Figaro et les options au Bac !

Le 31 janvier, Le Figaro publiait sur Internet un article au sujet des matières à options qui « rapporteront moins au baccalauréat » 2021 qu’en ce moment.

L’article commence par simplement rappeler qu’actuellement les options permettent aux candidats, d’obtenir plus que 20/20 au Bac, avec des notes d’options particulièrement généreuses (dixit Le Figaro) et très souvent choisies pour ce motif.

Je m’attendais, dans la suite de l’article,
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à lire que ce système mis en place il y a des années dans le but démagogique de finir par « donner » le Bac à presque tout le monde (objectif : 80% de bacheliers) était à revoir. Cependant je voyais mal comment Le Figaro allait démontrer l’absence de démagogie dans une réforme « Blanquer » alliant un objectif cette fois-ci de 100% de bacheliers avec des options n’apportant certes plus aucun « bonus » mais quasi compensées par une très forte dose de contrôle continu mal maitrisé. Aussi, j’ai lu la suite de l’article avec intérêt.

En fait, le début du texte du Figaro ne semblait être là que pour mettre en lumière le coût prohibitif de ces options actuelles, entre autres en matière de rémunération des profs qui les enseignaient souvent devant des effectifs plus que restreints… profs dont on pourrait faire désormais l’économie dans le nouveau Bac, suite aux options boudées par des élèves n’en tirant plus aucun bonus.

En résumé, la réforme « Blanquer » remplace un système démagogique par un autre, tout aussi démagogique, mais… en faisant des économies budgétaires substantielles sur le dos des enseignants !

Janvier 2019

Janvier 2019

Gilets jaunes et stylos rouges… bonne chance pour l’issue du grand débat !

27 janvier 2019
Gilets jaunes et stylos rouges… bonne chance pour l’issue du grand débat !

Fin 2018, en pleine crise des « gilets jaunes », le Gouvernement a reconnu, du bout des lèvres et indirectement, qu’il avait sans doute un peu trop ignoré les corps intermédiaires de la Nation (maires, syndicats…). Du coup il a lancé une opération « grand débat » au cours duquel, nous a-t-il assuré, tout citoyen pouvait revendiquer en étant écouté. Écouté certes mais, et après ?

Cette semaine,
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le 22 janvier, dans le BO (Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale), nous avons semble-t-il eu un exemple de cet « et après ? ».

En effet, au CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation) de fin décembre 2018, la très grande majorité des syndicats d’enseignants, invités à donner leur avis, avait voté contre la mise en place trop hâtive de la réforme du lycée et du bac, réforme présentée par notre ministre Blanquer. Ils avaient d’autant plus voté contre que les projets de programmes, concoctés à la va-vite, nécessitaient pour la plupart d'être largement retravaillés en profondeur !

Eh bien, le 22 janvier 2019, en plein grand débat lancé à coups répétés de « com », le ministre de l’Éducation Nationale publie ses nouveaux programmes de seconde et de première du lycée général et technologique, qui entreront en vigueur à la rentrée 2019. Il les publie comme si le CSE de fin décembre ne s’était pas tenu, comme si la grande majorité des enseignants n’avait pas protesté contre, entre autres, leur manque d’aboutissement !

Alors, dans de telles conditions, je souhaite bonne chance aux gilets jaunes et stylos rouges, pour l’issue du grand débat !

Il paraîtrait que les enseignants « ne vont pas si mal ». Mais pas si mal que qui ?

20 janvier 2019
Il paraîtrait que « les enseignants ne vont pas si mal ». Mais pas si mal que qui ?

Le mouvement des stylos rouges prend de l’ampleur ; cette semaine 7 organisations syndicales de l’enseignement privé sous contrat avec l’État se sont réunies et ont réaffirmé, par un communiqué de presse commun, les revendications qu’elles portent, pour certaines, depuis de nombreuses années. Audience au ministre de l’Éducation Nationale et à celui de l’Agriculture ont été demandées… C’est dire si les problèmes des enseignants français sont préoccupants !
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Eh bien, dans la même semaine, le 16 janvier, que peut-on lire sur la Toile, publié par The Conversation (L’expertise universitaire, l’exigence journalistique) ? « Non, les enseignants ne vont pas si mal » !!

Ce titre provocateur est suivi par un article interprétant les résultats d’une enquête nationale, réalisée en 2013 par la Fondation d’entreprise MGEN pour la santé publique, en partenariat avec le ministère de l’Éducation Nationale.

En parcourant attentivement l’article, on peut y lire, par exemple : « Durant l’année scolaire, 17 % des enseignants avaient été victimes de comportements hostiles et 40 % avaient été témoins de tels agissements sur leur lieu de travail. Une analyse fine, y compris textuelle, des faits de violence décrits par les enseignants victimes a mis en lumière que la seule violence « scolaire » (typiquement, de la part d’un élève dans le second degré ou de la part d’un parent en maternelle) n’est pas la seule à peser sur le bien-être des enseignants. La violence « interne », inhérente au monde professionnel, est également problématique. C’est notamment le cas des relations conflictuelles avec les collègues ou des tensions avec la hiérarchie.
Avoir été victime de violence était étroitement associé à des indicateurs de santé défavorables : symptômes d’épuisement professionnel, moindre qualité de vie, troubles de la voix et absence au travail.
»

N’y a-t-il pas de quoi plaindre les rédacteurs de cet article ? Combien doivent-ils souffrir eux-mêmes au travail pour oser titrer : « Non, les enseignants ne vont pas si mal » ! Pas si mal que qui ? qu’eux ?

OCDE, économies budgétaires et enseignement.

13 janvier 2019
OCDE, économies budgétaires et enseignement.

L’OCDE, « Organisation de coopération et de développement économiques » regroupant de nombreux pays développés et démocratiques, telle la France, fait régulièrement des études sur l’impact économicopolitique de certaines mesures gouvernementales en matière d’ajustement des déficits budgétaires. En d’autres termes, elle conseille nos dirigeants lorsqu’ils hésitent sur les méthodes à appliquer pour faire des économies indolores quant à leurs réélections...
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Je vais malheureusement être un peu longue, dans mon propos, mais… le « Cahier de politique économique n°13 » de l’OCDE, écrit par Christian Morrisson en 1996, est si explicite au sujet de l’enseignement, qu’il mérite de s’y arrêter et d’avoir bien en tête ce qu’il recommande aux États !

En 40 pages, ce cahier parle donc de « La faisabilité politique de l'ajustement » et voici ce qu’il en dit à un moment donné :

« […] Après cette description des mesures risquées, on peut, à l’inverse, recommander de nombreuses mesures qui ne créent aucune difficulté politique. Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique [grèves, manifestations, soulèvements…]. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. L’intérêt politique de ces mesures ne signifie pas qu’elles sont les plus rationnelles ou les plus justes. […] »

On comprend alors mieux pourquoi notre Éducation Nationale périclite d’année en année !

Bonne année 2019

6 janvier 2019
Bonne année 2019

Avant tout, meilleurs vœux 2019 à tous les personnels des établissements d’enseignement et, pour les agents de l’État, des vœux relatifs à la revalorisation de leur point d’indice, figé depuis maintenant 9 années consécutives !
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Je formule aussi des vœux pour que les diplômes français ne continuent pas à être dépréciés au niveau international et que notre ministre de tutelle reprenne sa copie, entre autres à propos du bac. À ce sujet, si j’ai une suggestion à faire aux collègues de toute les classes d’examen, c’est de continuer à annoter les copies de leurs élèves avec le sérieux qui les caractérise, ceci afin de bien informer les élèves et leurs parents, mais, comme le proposent certains « stylos rouges » fraîchement nés sur la Toile, de mettre une même note de 18 ou 19 voire 20/20 à chaque copie afin de renvoyer notre Gouvernement à ses responsabilités : s’il veut surclasser ou déclasser ses diplômes, qu’il le fasse sans contraindre implicitement ses professeurs à magouiller les notes !

De toute façon, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, il n’y a aucune raison pour que les enseignants soient juges et parties au niveau des examens.
D’ailleurs ce ne sont pas les formateurs ou les formatrices des auto-écoles qui font passer les examens du permis de conduire, mais des inspecteurs ou inspectrices du Ministère de l’Intérieur.

Pour le Bac et autres examens, le Ministère de l’Éducation Nationale pourrait copier celui de l’Intérieur !

Décembre 2018

Décembre 2018

« Le Dîner de cons » toujours d’actualité ?

31 décembre 2018
« Le Dîner de cons » toujours d’actualité ?

Hier, dernier dimanche de l’année, j’ai longuement hésité entre écrire mon habituel billet d’humeur dominical et attendre les vœux de notre Président pour faire un billet collant avec l’actualité. Mais…
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Comme j’ai alors incidemment visionné, en famille, « le Dîner de cons », film réalisé en 1998 par Francis Veber, au cours de sa projection j’ai eu l’impression de revivre l’atmosphère souvent cynique de certains événements politiques de cette année 2018 et j’ai souhaité vous en faire profiter !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce film culte, je vous en résume la trame : la France coupée en deux. D’un côté les « cons », travailleurs, en quelque sorte comme vous et moi, et de l’autre côté, les « trop intelligents » (allusion à mon billet d’humeur de la semaine dernière) qui organisent des dîners-concours dans lesquels ils invitent leur sélection des premiers pour s’éclater à leurs dépens.

Je ne sais pas pourquoi mais l’organisation de ces dîners m’a fortement rappelé les réunions qui devraient être organisées incessamment sous peu entre notre classe politique et les « gilets jaunes », en attendant que ce soit avec les « stylos rouges », que je vous invite entre autres à consulter sur Facebook, puis les peut-être futurs « hommes verts », etc…

Certains éléments du peuple ne seraient-ils pas, aux yeux de quelques politiciens, les « cons » de service avec lesquels ils s’amuseraient cyniquement ?

Bac 2021. Notre ministre de l’EN est sans doute « trop intelligent pour moi » !

23 décembre 2018
Bac 2021. Notre ministre de l’EN est sans doute « trop intelligent pour moi » !

Lundi dernier, 17 décembre donc, sur la chaîne Public Sénat, le président du groupe LREM à l'Assemblée Nationale était interrogé sur les causes du mouvement des « gilets jaunes ». Il a alors estimé qu’au Gouvernement ainsi que chez les députés il y a une « erreur qui a été faite, et dont nous portons tous la responsabilité, moi y compris (...). C'est le fait d'avoir été probablement trop intelligents, trop subtils, trop techniques, dans les mesures de pouvoir d'achat. »

Du coup,
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je suppose que j’ai enfin saisi pourquoi je n’ai pas compris les subtilités ministérielles cachées derrière la réforme du bac 2021 ! Notre ministre de l’EN est sans doute « trop intelligent » pour moi !

Aussi, quoi qu’il en soit, je fais un appel angoissé à mes lecteurs : dites-moi vite ce que vous trouvez de sublime dans cette réforme du bac.

En attendant je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année !

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