../s3_ae.gif Ligne Maginot - SF Boulay - Camp de Bockange - Casernement de sûreté - 162e RIF. Tous droits réservés © 2008-2012.
Ligne Maginot - SF Boulay - Camp de Bockange - 162e RIF. Documents de Mme Robin-Boutarel, M Dunez, M Kemmel, M Jean-Luc Roussel etc. que nous remercions vivement. Présentation : E. et R. Cima.
Casernements de sûreté

Les casernements de sûreté

Leur implantation

La Ligne Maginot est administrativement divisée en Secteurs Fortifiés (SF), eux-mêmes divisés en Sous-secteurs. Chaque Sous-secteur est couverts par un Régiment (ou Bataillon) cantonné dans son casernement de sûreté.
photos/travail_bockange.jpg Casernement de sûreté de Bockange (SF de Boulay, Sous-secteur de Burtoncourt) en 1964.

Leurs rôles

Ces casernements, de par leur proximité avec certains groupes de fortifications, permettent de :
►Faciliter leur gardiennage.
►Faciliter leur entretien.
►Faciliter leur «prise en main» par les futurs équipages.
►Permettre leur occupation très rapide en cas de tension internationale.

Camp de Bockange

Casernement de sûreté de Bockange

Le casernement a été réalisé en 1933, sur les arrières d'Anzeling (SF de Boulay, Sous-secteur de Burtoncourt). Il est alors occupé par plusieurs unités successives.

En 1937, le 2ème Bataillon du 162eRIF s'y installe définitivement.

photos/162rif_robin_red.jpg Officiers du 162eRIF devant l'entrée du bâtiment principal.

Le 162eRIF, appelé officiellement «Régiment de la Nied», est créé à Metz le 25 août 1935. Il est affecté à la défense du secteur fortifié de Boulay. Son commandement est alors assuré par le Colonel Cochinard.

photos/bockange_chadefaux.jpg Le poste de garde (de police). Au dos de cette photo le 2ème classe Raymond Chadefaux écrit : «Le 22/9/38. Voici mon habitat. Vois que ce n'est pas mal en photo mais le naturel, ce n'est pas beaucoup pareil.»
photos/bockange_chadefaux2.jpg L'infirmerie du camp.
La vie au camp de Bockange

La vie de famille au camp de Bockange

photos/bockange_robin.jpg Bockange. Maison de mes parents.

Généralités

Je n'ai guère que des témoignages oraux de mes parents, surtout de ma mère qui me parlait des maisons affectées aux officiers (camp de Bockange) et de la vie qu'ils y menaient. Ils étaient un peu à l'écart des villages avoisinants et, visiblement, les contacts n'étaient pas très souhaités ou ne se faisaient guère avec les lorrains du cru. Les femmes d'officier vivaient donc un peu entre elles et les officiers entre eux.
Ils étaient voisins de la fille aînée du Général Giraud qui commandait la place de Metz et, comme le disait sa fille, «mon père s'est ruiné à tenir son rang dans ce gouvernement de Metz». Le mari de cette dame (jeune officier comme mon père) s'est d'ailleurs fait tuer tout de suite au début de la guerre.
Mon père aimait beaucoup cette vie de forteresse. Maman disait qu'ils sortaient -tout verts- après deux semaines enfermés dans la ligne où il y avait même des cercueils au cas où.
Quand il revenait à la maison, au camp de Bockange, c'était souvent à cheval (en fait il le faisait pour agacer gentiment ma mère qui avait très peur des chevaux, surtout lorsqu'elle voyait la tête de celui de mon père passer par la fenêtre de la cuisine pour réclamer du sel !). Mon frère n'avait que 5 ans et n'a donc pas beaucoup de souvenirs de cette époque, sauf celui de son cheval de bois qu'il avait appelé Fadette comme le vrai cheval de son papa.

Ordonnances

Mon père avait deux ordonnances (un pour lui, qui demeurait beaucoup à la maison, et l'autre qui s'occupait du cheval et restait à la caserne).
A l'époque les ordonnances (qui, pour des raisons économiques, ont été supprimés après la guerre, sauf pour les officiers généraux) étaient indispensables car un officier en uniforme n'avait par exemple pas le droit de porter de paquets dans la rue. Un officier ne pouvait donner le bras à son épouse que si elle était enceinte etc. La réglementation en ce domaine était très contraignante. Ceci étant la présence d'ordonnances arrangeait bien les officiers célibataires qui, entre autres, leur faisaient entretenir leur linge.
Les ordonnances affectés à un officier marié étaient implicitement affectés à sa famille puisqu'ils se rendaient presque quotidiennement au domicile de l'officier ! Le problème était que certaines femmes d'officier abusaient un peu de ces soldats pour leur faire faire un peu n'importe quoi (en tout bien tout honneur, bien sûr, du moins je l'espère). Ayant terminé leur service militaire ces ordonnances -refilaient- aux nouveaux arrivés les adresses des bonnes maisons où l'on était traité convenablement et ma mère avait toujours plein de candidats au détriment d'autres femmes d'officiers.
Chez mes parents, l'ordonnance arrivait le matin ; ma mère lui faisait un bon petit déjeuner (il mangeait, soupait et couchait à la caserne) puis il faisait un peu de ménage, les parquets, gardait quelquefois mon frère et jouait avec lui etc. Parmi ceux qui se sont succédés à Bockange certains aimaient s'occuper du jardin qui entourait la maison et élevaient quelques poules (beaucoup venaient de la campagne). L'ordonnance s'occupait certainement aussi des affaires de mon père bien que celui-ci préférât par exemple cirer lui-même ses bottes et faire son repassage ! Je pense aussi qu'il lui demandait de s'occuper de problèmes plus -militaires- que ma mère ignorait.
Transport aux écoles

Transport aux écoles

Les camps, et les cités pour les familles de militaires, sont souvent isolés de tout. Comment prendre en charge les déplacements des femmes et enfants qui sont des civils ? Gros problème !

25 avril 1933

Le 25 avril 1933, sous le n° 3557 I/II, l'État-Major de l'organisation et de la mobilisation de l'armée édicte la note suivante :

Transport des enfants à l'école. Camp de Bitche, Drackenbronn, etc. (RF de la Lauter)
La question soulevée par le général commandant la 20e Région, de la mise à la disposition des familles du camp de Bitche de moyens automobile gratuits pour le transport des enfants à l'école est identique à celle qui se pose [ailleurs]. Étant donné le nombre des familles en résidence au camp de Bitche, l'EM de l'Armés (1er Bureau) donne un avis favorable au remplacement du break par un autocar, au maintien de la gratuité de ce service et à l'imputation des dépenses d'essence et ingrédients sur les crédits de transports généraux du camp.
La question d'utilisation du même autocar pour les familles des cadres du camp de Bitche, pour des motifs autres que l'instruction des enfants mérite d'être prise en considération étant donné l'incommodité et la cherté signalée des moyens de transports civils et le nombre des intéressés.

Suit une analyse d'hypothèses par transports militaires payants et une analyse des risques d'accidents que l'armée ne peut pas prendre en charge. Puis le document se termine par une proposition.

Si une convention pouvait être passée avec une société d'autobus locale, en vue de l'établissement d'un service régulier à des tarifs acceptables on pourrait envisager une participation forfaitaire du Département de la Guerre pour le transport des enfants de manière à maintenir pour ceux-ci le bénéfice de la gratuité. L'EM de l'Armée donne la préférence à cette solution, qui est davantage dans l'esprit des mesures prises pour réorganiser les transports de garnison en évitant à l'armée toutes les mobilisations de personnel et de matériel sans rapport avec l'instruction.
Signé : Le général Chef de l'EM général de l'Armée (Doumene). Le lieutenant-colonel chef du 1er Bureau (Doyen)

18 septembre 1935

Nous n'avons pas résisté à l'envie de vous faire lire un document émanant du Ministère de la Guerre, 29 mois plus tard, en direction de toutes les Régions. Goûtez-en toute la saveur puis on se retrouve en fin d'article.

Secrétariat Général Section Administration N°022190/AD du 18-9-1935
Transport aux écoles par véhicules automobiles des enfants des officiers et Sous-officiers des régions fortifiées.
La création des camps dans les RF où sont appelées à séjourner les familles des militaires de carrière, a posé la question du transport aux écoles, par véhicules automobiles, des enfants des officiers et sous-officiers. L'urgence de cette question s'impose en raison de la rentrée scolaire. J'ai, en conséquence, l'honneur de vous prier de vouloir bien prescrire l'étude immédiate de l'organisation à titre provisoire, de transports par moyens militaires, dans tous les cas où cette organisation s'impose, en raison, soit des distances à parcourir par les enfants, soit de l'absence de tous services réguliers de transports locaux.
Je vous donne délégation pour l'approbation des programmes et horaires des transports à établir, dans le plus strict esprit d'économie, par les généraux commandant les RF.
Les transports par moyens militaires seront effectués gratuitement, mais cette disposition pourra n'être que provisoire. Il est indispensable, en effet, de connaître l'importance des charges à imposer, le cas échéant, au budget de la Guerre, avant de décider qu'aucune redevance ne sera demandée aux intéressés. La question de l'assurance des enfants contre les accidents fera l'objet d'instructions ultérieures [etc.]
Le service étant ainsi organisé, il conviendra d'examiner sans délai si, dans certains cas, il ne serait pas plus avantageux de passer des contrats avec certaines entreprises civiles assurant déjà un service régulier. Signé Jean Fabry

Vous aurez certainement remarqué qu'en 29 mois le problème des transports n'avait pas évolué d'un pouce malgré l'encre usée et le temps passé à réécrire dans un bureau ce qui avait déjà été écrit dans un autres (car nous ne vous avons présenté que deux documents sur ce sujet, les autres étant identiques). Voudra-t-on (ou pourra-t-on), un jour, réformer l'Administration et son art de tourner en rond ? (R. Cima)

Après-guerre...

Pendant et après-guerre...

Pendant l'occupation "annexion" allemande, le camp sert non seulement pour garder des prisonniers russes employés au démantèlement des réseaux anti-char, mais aussi pour garder des prisonniers italiens. Il "abritera" ensuite les civils mosellans requis de force dans la région de Thionville pour assurer des travaux d'organisation du terrain des troupes allemandes en repli (tranchées anti-chars, etc..) face à l'avance des troupes US en novembre 44. (Pour plus de précisions, voir le site de l'association ASCOMEMO. Lien ci-après).

Après-guerre, les ouvrages, partiellement détruits pas les Allemands pendant l'occupation, sont réaménagés, réarmés et régulièrement entretenus ; le camp de Bockange reprend du service «fortif».

« J'étais au 6ème BMRG d'Épinal, et j'ai été envoyé à Bockange pour l'entretien des fortifications de 1962 à 1964.
Le détachement des fortifications de Bockange s'étendait alors sur 80 km et concernait les ouvrages suivants : Metrich, Billig, Hackenberg, Mont des Welches, Michelsberg, Anzeling, Bousse, Bovenberg, Berenbach, Coume annexe sud, Hobling, Denting, Kerfent, Laudrefang et Teting.
Nous étions un détachement de 4 soldats avec l'adjudant Jacques P. affectés à l'entretien du secteur de Boulay. Nous avions en charges les canons de 75, les canons de 135 et les mortiers de 81 et casemates de Bourges.
En plus, 2 ouvriers d'État, civils, avaient en charge les petits trains, les monte-charges, les usines d'électricité, etc.
Je me souviens très bien que nous nous déplacions avec une lampe à carbure cheminée, dans les galeries, pour aller ouvrir les sorties de secours où les copains attendaient pour pouvoir entrer et entretenir les affûts de canons et mitrailleuses. Ils les enduisaient de graisse à pleines mains. Il ne fallait pas une trace de rouille ! »

photos/dunez_bas_droite_1963.jpg 1963. Devant le 4x4, Pierre Dunez est à gauche et l'adjudant P. (qui a demandé à ce que son nom soit retiré de cette page) est à droite.

photos/dunez_lunettes_1963.jpg Juin 1963. Sieste devant Berenbach (que l'on ne voit malheureusement pas). Pierre Dunez est au premier plan, devant Manuel O.


« L'ordre de désarmement des fortifications date du 3 mars 1964, soit 3 jours après mon départ.
Quand, actuellement, je regarde les photos du camp de Bockange et les ouvrages, je ne reconnais plus rien : que des friches et des lieux abandonnés. Dommage.
photos/travail_service_1.jpg Remarque : En 1963, au camp de Bockange, est venu le 408 bataillon des services, rentré d'Algérie.»
162e RIF
Officiers du 162e RIF

Officiers du 162e RIF

Officiers du 162e RIF

Photo des officiers du 162e RIF à Bockange (1937-1938)

photos/162rif_robin.jpg

Clic : afficher / effacer le nom des officiers

Cdt du Crest de Villeneuve, Cne Baggio, Cne Boullet, Cne Dudezert, Cne Goujat, Cne Guichart, Cne Lendi, Cne Robin, Lt André, Lt Arrault, Lt Aubry, Lt Médecin Boisbourdin, Lt Cabaribère, Lt Chézelles, Lt Defosse, Lt Egal, Lt Lambert, Lt Loubry, Lt Ramaud, Lt Roussel, S/Lt Antoine, S/Lt Jaulery, S/Lt Marget.

Le Lieutenant Cabaribère est mort au champ d'honneur.

Capitaine Robin

Capitaine Robin (162e RIF)

photos/robin1_162rif_robin.jpg Jean Robin au 162e RIF.

Etat civil

Jean, René Robin. Né à Saignes (Cantal), le 11 août 1902. Fils d'Alexandre Robin, Adjudant-Chef de Gendarmerie, et de Mathilde Meilhoc. Décédé à Clermont Ferrand le 15 avril 1967.
Marié le 19 avril 1932 à Vebret (Cantal) à Jeanne Boutarel (Bourges 1908 - Grenoble 1991). 2 enfants, mon frère (1934) et moi-même (1948).

Carrière

Mon père est engagé volontaire, pour 4 ans, à la mairie du Puy, le 22.11.1921 dans l'infanterie, au titre du 141e RI. Sorti de Saint-Maixent, promotion 1928-1929.
Muté au Maroc à l'époque du Maréchal Lyautey, il tombe malade et doit rentrer en France. Il est alors affecté, comme lieutenant, au 92e d'Infanterie de Clermont Ferrand, au moment de son mariage. Puis il est muté au 2e bataillon du 162e RIF, sur la ligne Maginot. Promu au grande de capitaine le 25.03.37 (décret du 22.03.37 paru au J.O. du 25.03.37), en juillet 1939 il commandait la 2ème Cie d'Engins et de Fusiliers Voltigeurs.
Fait prisonnier par les allemands le 20 juin 1940, il est envoyé à l'OFLAG VI A, en Westphalie, et est libéré par les américains le 18 avril 1945.
Muté un temps à Orléans, puis définitivement à Rennes, il est Commandant puis Lieutenant-colonel à la direction du Recrutement.
Il prend sa retraite avec le grade de Colonel en 1962.
Décorations :
► Médaille coloniale avec agrafe "Maroc 1925"
► Chevalier de la légion d'honneur.
► Médaille commémorative française de la guerre 39-45
► Croix de Guerre et du Combattant 1939-1945
► Officier de la Légion d’Honneur.

Remarques

Mon père parlait très peu de sa vie militaire. La captivité l'avait beaucoup affecté et je n'ai personnellement pas beaucoup connu l'homme du Maroc ou de la Ligne Maginot. Je pense qu'il ne comprenait pas pourquoi la Ligne n'avait pas été faite jusqu'à la Manche, car il savait très bien que la Ligne était imprenable ; la preuve, les «fritz» ne sont pas passés par là (SF Boulay) ! Mais, comme tout officier respectueux des décisions politiques, il ne disait mot. Je crois qu'il n'en pensait pas moins !
Avant-guerre, mon père a eu des déboires avec le vieux général Lebleu, qui avait quelques «problèmes» de santé et qui a été finalement muté à Vannes. Ce dernier demandait à ses officiers de faire exécuter des manœuvres qui mettaient gravement en danger la vie des soldats (il avait le syndrome des tranchées de la guerre de 14-18) et un jour mon père a refusé d'obéir. Quand la guerre a éclaté, le blâme qu'il avait reçu (à cause de l'affaire du Général) a été effacé par une citation dans la mesure où, avant d'être pris par les allemands (il a raté le dernier train de Dijon), il a enterré et détruit tout son matériel militaire.
Lieutenant Roussel

Lieutenant André Roussel (162e RIF)

André Alphonse ROUSSEL voit le jour le jeudi 14 juillet 1910 à 18h à Bar-le-Duc (55000) - rue Exelmans. Il est le fils légitime de Auguste "Henri" ROUSSEL, Lieutenant-Colonel, âgé de 28 ans et de Renée Amélie Constance POINCIGNON, sans profession, âgée de 23 ans.
André sera Officier.
photos/162rif_roussel.jpgphotos/162rif_roussel3.jpg En 1931 il entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion du «TAFILALET»
1933. Le 1-08 il est officier ; le 5-10, à Metz, il épouse Marie Charlotte Geneviève Madeleine BERTHELON (26 ans), professeur d'histoire-géographie, enfant légitime de Charles BERTHELON et de Madeleine Marie Zoé PRATH ; le 1-10 il est nommé sous-lieutenant au 146e régiment d'infanterie de RF 18e compagnie.
À Metz, en février 1935, André Roussel sauve un soldat de la noyade.
«Il est sauvé par un officier. Hier, vers 14 heures un militaire se jetait dans la Moselle, près du pont des Morts, au grand effroi des passants nombreux à cette heure. À ce moment survint un sous-lieutenant qui, sans hésiter, enleva sa tunique et se jeta à l'eau. Il parvint fort heureusement à en sortir le soldat qui fut aussitôt conduit à la caserne du 146e R.I, où il fut l'objet de soins énergiques. Il en sera quitte pour un bain froid. Les mobiles de son geste ne sont pas connus. Nous félicitons très vivement l'officier dont le nom ne nous est pas connu, qui procéda au sauvetage.»
Le 1-10-1935 il est promu lieutenant, officier de renseignement au 162e RIF.
Le 2-9-1939 il est mobilisé comme officier de renseignement à l'État-major du 162e RIF de guerre. Puis il commande le 5e mitrailleurs.
Le 19-6-1940, à Nancy, il est capturé par les Allemands dans le bois de Flavigny (Meurthe et Moselle). Prisonnier de guerre, le 31-7 il arrive à l'Oflag VI A, à Soest Westphalie.

photos/162rif_roussel_oflag1.jpg Oflag VI A

photos/162rif_roussel_oflag2.jpg Oflag VI A.

Le 25-12-1941 il est promu au grade de Capitaine et ne sera délivré que le 7-4-1945, par les troupes américaines.
Après plusieurs affectations en métropole et en Algérie, le 2-1-1952 il est promu Chef de bataillon et embarque, presque aussitôt, à destination de l'Indochine.
Le 17-1-1953, près de An-Khe, pris dans une embuscade, il tombe au champ d'honneur.
«Le 17 janvier 1953, le C.B.A. ROUSSEL a été fait prisonnier après avoir épuisé ses munitions et opposé une résistance physique à plusieurs viets voulant à toute force capturer vivant un officier supérieur français (La dernière fois que je l'ai vu il avait 4 viets sur le dos). Voyant passer les chasseurs laotiens de son bataillon, capturés et légèrement blessés, emmenés avec quelques brutalités par leurs gardiens, il avait alors protesté contre les mauvais traitements. Il a alors été abattu afin, semble-t-il, de bien marquer que l'autorité avait changé de mains.»
photos/162rif_roussel2.jpg Décoration posthume du 29-8-1953. Promu au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur.
2ème classe Chadefaux

2ème classe Chadefaux (162eRIF)

Raymond Foch CHADEFAUX, né le 19 novembre 1914, est incorporé en 1935 à Metz et ensuite à Bockange et sur la ligne Maginot.
Fait prisonnier en 1940 et enrôlé comme travailleur en Allemagne nazi, il n'y est jamais arrivé car il s'est enfui (et caché) avec un collègue des PTT où il était employé avant son incorporation. (Je n'ai malheureusement pas de détails sur son évasion)
En 1961 mes parents et moi avons entamés un pèlerinage du coté de "Roupeldange" (je crois) où il était affecté à l'époque dans la ligne Maginot. Et à notre grand étonnement il a retrouvé le trou qu'il avait creusé près d'une tourelle où il effectuait ses tours de guets. Je ne suis pas certain du site car j'avais 15 ans et je ne me souviens pas de tout hélas.
Tout cela mon père me l'a raconté et était très fier d'avoir été sur la ligne Maginot

photos/162erif_chadefaux2.jpg
photos/162erif_chadefaux.jpg Au dos de cette photo est noté : «Voici une photo d'un tir que nous avons fait. À ma gauche c'est l'adjudant qui nous commande. À gauche de l'adjudant c'est le sergent-chef qui me commande. Souvenir et bons baisers à tous. Raymond. Metz le 20 septembre 1935»

photos/162erif_metz_chadefaux.jpg
photos/162erif_metz_chadefaux2.jpg Les inévitables corvées de "pluches" !
photos/162erif_metz_chadefaux3.jpg Puis c'est la "première sortie" (accompagnée)...
photos/162erif_metz_chadefaux4.jpg ...suivie de marches (avec arrêts) !
photos/162erif_metz_chadefaux5.jpg

Clic : agrandit / réduit cette photo de "famille" d'octobre 1935. Raymond Chadefaux est repéré par une croix, sous la coulure de la façade, et le Lt André Roussel est à la droite du Capitaine (Guichart ?)

photos/162erif_metz_chadefaux6.jpg Nouvelle photo de groupe, après changement de tenue (Kaki), en décembre 1936. Raymond Chadefaux s'est identifié à droite, à l'extrémité de la petite flèche verte.

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