../s3_ae.gif Ligne Maginot - Historique succinct de la «Ligne Maginot» : ses origines et son évolution dans le contexte historique de 1918 à 1940.
Première partie : pourquoi fortifier ?
Document réalisé à partir d'éléments d'origines diverses : SHAT (SHD) Vincennes - «20 ans d'Histoire diplomatique» (Jacques Chastenet 1945) - «Nouveau contrat social» (Henri Lambert 1920) - Annales économies... (Pierre Renouvin 1951) - «Hommes et ouvrages de la Ligne Maginot» (Jean-MYves Mary et Alain Hohnadel. Histoire et Collection 2003) - «La Muraille de France» (Philippe TruttmannKlopp 1985) - «Généralités sur la ligne Maginot» (Michel Truttmann, président de «Jours d'Histoire») - etc. B-E-R Cima ©2014.
Introduction

Introduction

Immédiatement après la victoire de 1918, et l'euphorie générale côté vainqueurs, se pose aux hommes politiques et aux états-majors français le problème pragmatique suivant :

«On a gagné, certes, mais le pays sortant énormément affaibli de la guerre, dans quelles conditions notre territoire va-t-il être désormais solidement protégé ?»

Le contexte
Morts de 1914-1918

Première partie : Pourquoi fortifier ?

Morts de 1914-1918

France

Population française en 1914 : 39.600.000
Estimation du nombre de morts au cours de la Grande Guerre (militaires et civils) : 1.700.000 (4,3% de la population de 1914 ; 27% des 18-27ans ; 36% des 19-22 ans de 1914, d'après le rapport officiel de 1921 du député Louis Marin).

Allemagne

Population allemande en 1914 : 64.900.000
Estimation du nombre de morts au cours de la Grande Guerre (militaires et civils) : 2.500.000 (3,9% de la population de 1914).

Constat

Le taux de naissances étant faible pendant la guerre, la France manquera donc d’hommes sous les drapeaux vers 1935 (Classes creuses) et le déficit en soldats par rapport à l'Allemagne sera alors encore plus patent qu'en 1914.

(Clic : +/- victoire française à la Pyrrhus ?)
«Victoire à la Pyrrhus» : victoire chèrement acquise et aux résultats décevants.

Pyrrhus 1er, roi d'Épire (partie de la Grèce), tente de sauver la Grèce face aux ambitions de Rome. En 280 avJC il écrase les romains à Héraclée (Italie du Sud). En 279 avJC il les écrase à Ausculum (Italie du Sud). Les auteurs anciens ne sont pas d'accord sur le chiffre des morts mais ces deux victoires successives ont coûté très cher en hommes aux romains et à Pyrrhus cependant... ce dernier a perdu suffisamment de soldats et d'officiers pour être inquiet car le potentiel humain, sur le sol d'Italie, est largement resté en faveur des romains.


Les hommes politiques, et les états-majors français, ont donc tout lieu d'être inquiets pour l'avenir à long terme.
Une fortification bien pensée permet une économie importante d'hommes sous les drapeaux.


Industrie dévastée

Industrie dévastée

Entre 1914 et 1918, on ne s’est essentiellement battu que sur le sol belge et le sol français, là où les bassins miniers et industriels étaient les plus riches. Ils ont été dévastés en même temps que les villes et la campagne.

1918. Photo montrant deux hommes du Génie canadien affectés à la réfection des voies sur un site industriel dévasté, en arrière du front britannique. (Photo «Le Miroir»)

Vu qu'en cas de conflit armé les centres industriels sont devenus des cibles privilégiées (car la guerre, hautement mécanisée, est dépendante de l'industrie lourde), il importe de protéger ces centres. La fortification est un moyen efficace de protection.


Finances publiques calamiteuses

Finances publiques calamiteuses

«L'économie de guerre» est très éloignée de «l'économie standard». Au maintien classique d'un certain niveau minimum de vie des populations civiles, s'ajoute bien évidemment un effort de guerre considérable en direction des armées.

La production et le déploiement intensifs des moyens de guerre en tous genres (armes, munitions, véhicules, intendance, communications, moyens sanitaires, recherches scientifiques accélérées...) nécessitent une mobilisation de main d'oeuvre accrue alors que les traditionnels travailleurs civils ont déjà été habillés en soldats.

Ces moyens ont un surcoût. Il faut donc que la population, dans son ensemble, adhère à l'idée de guerre et soit prête à contribuer à l'effort collectif alors que certains d'entre eux sont en train de se faire tuer : surcroît de travail, baisse de revenus, restrictions alimentaires, augmentation des impôts. (Clic : +/- info+)

Entre 1914 et 1918, les contribuables français ont vu leurs charges fiscales augmenter de 40% ! (source "20ans d'Histoire diplomatique" Jacques Chastenet 1945).

Pendant le conflit, la France a eu recours aux réquisitions d'industries, de véhicules... au contrôle des prix et aux multiples emprunts annoncés par voies d'affiche.

Tant que l'État empruntait aux français il n'y avait, en quelque sorte, que «recyclage» d'argent au sein du pays ; mais il emprunta et acheta à crédit, aussi, pour 34.000.000.000 de Franc-or à l'étranger (un peu à la Grande-Bretagne et, surtout, beaucoup aux États-Unis) et là, c'était fournir aux américains une mainmise sur la politique française et européenne !

Fortifier coûtant cher, la motivation française, pour s'entourer d'ouvrages fortifiés après 1918, doit être forte. Très indirectement, le président américain Wilson va contribuer à faire choisir à la France un système de défense par fortifications.


Hésitations des États-Unis

Hésitations des État-Unis entre 1914 et 1917

Pourquoi les États-Unis sont-ils entrés en guerre contre l'Allemagne, en 1917 et pas avant ? Est-ce, après mures réflexions, pour «les beaux yeux de Marianne» et pour pouvoir crier «La Fayette nous voici» ?

Les historiens privilégient trois hypothèses :
H1-une aversion contre la guerre sous-marine allemande limitant, de fait, le commerce maritime américain,
H2-l'attrait de l'argent européen et la prospérité de leur pays.
H3-l'interception d'une note diplomatique secrète allemande de Zimmermann (minister allemand des affaires étrangères) à l'attention du Mexique.

Nombre d'historiens mixent les trois hypothèses d'autant plus volontiers que la politique américaine n'a pas été constante entre 1914 et 1917. Les motivations de cette inconstance ont donc fort probablement été le résultat d'une interaction étroite entre des raisons politiques et des raisons économiques.


Hypothèse H1

S'il ne s'était agi que d'un problème de «limitation du commerce maritime dû à la guerre sous-marine allemande», les États-Unis auraient pu entrer dans le conflit, par exemple, dès 1915, profitant de l'affaire du Lusitania. (Clic : +/- Lusitania ?)

En effet, fin 1914, les anglais et les français mettent en place le blocus maritime de l'Allemagne et de l'Autriche. Ces derniers pays répliquent alors par une guerre sous-marine. Ordre : couler les navires de guerre et cargos français et anglais et neutraliser les paquebots et autres navires.

Le 7 mai 1915 le paquebot britannique Lusitania (Photo provenant du site http://www.deutsche-schutzgebiete.de) est neutralisé par une torpille de faible puissance. Mais comme il transporte des munitions «de contrebande» (a-t-on appris de nombreuses années après le drame -1972-), il explose et coule faisant 1198 morts dont 128 passagers américains.

Les américains s'en émeuvent et certains crient «à la guerre contre l'Allemagne». Aussi, le 19 août 1914, devant le Congrès, le président Wilson rappelle-t-il que les USA doivent rester neutres car les américains sont de toutes origines européennes ; prendre parti pour un camp ou pour l'autre pourrait donc causer des troubles internes inutiles.

De leur côté, les allemands disent suspendre leur guerre sous-marine.

Si le Lusitania avait été la cause d'entrée en guerre des États-Unis, on pourrait dire qu'à l'époque ces derniers étaient très lents à réagir !


Hypothèse H2

En 1914, les belligérants croient tous à une guerre rapide. Lorsqu'elle s'enlise, l'argent venant à manquer rapidement, anglais et français demandent des prêts aux États-Unis.

Au nom de leur neutralité, les américains refusent d'émettre des emprunts mais veulent bien que français et anglais leur achètent à crédit ce dont ils ont besoin.

1915. Voyant les énormes profits tirés des transactions avec la Grande-Bretagne et la France, ils autorisent les levées d'emprunts. (Clic : +/- info+)

On lira avec intérêt «La politique des emprunts étrangers aux Etats-Unis de 1914 à 1917» (Pierre Renouvin. Annales, économies, sociétés, civilisations. 1951), par exemple sur le Site de persée : http://www.persee.fr).

1916. Sur fond de blocus maritime de l'Allemagne, blocus de plus en plus sévère obscurcissant le ciel diplomatique entre la Grande-Bretagne et les États-Unis accusés de continuer à faire du commerce avec les allemands, les économistes américains constatent que la production s'emballe un peu trop chez eux. Cette surproduction à destination de l'Europe fait, d'une part, mécaniquement augmenter le coût de la vie aux États-Unis et, d'autre part, va mettre au chômage nombre d'ouvriers lorsque la guerre cessera. Aussi, le crédit est-il désormais réduit pour les anglais et les français contraints de payer leurs achats en or. Ces derniers apprécient peu !

1917. William Harding, Gouverneur du "Bureau de Réserve fédérale" américain estime que «les États-Unis ont le moyen d'abréger ou de prolonger la guerre, par l'attitude qu'ils adoptent en tant que banquiers de la France et de la Grande-Bretagne». Alors, doivent-ils, dans l'intérêt de leur commerce extérieur, favoriser la continuation de la guerre ?

William Harding considère alors que "Plus tôt la guerre finira et mieux cela vaudra" car, dit-il, les États-Unis risquent de finir par se retrouver un peu trop liés à leurs débiteurs. En d'autres termes, si la France et la Grande-Bretagne perdent la guerre, ou s'ils finissent par la gagner mais ruinés, avec quoi rembourseront-ils leurs crédits et emprunts ?


Hypothèse H3

Les anglais font en sorte que le président Wilson ait en main, le 25 février 1917, la copie d'une note secrète allemande qu'ils ont interceptée, note proposant au Mexique, entre autres, d'entrer en guerre à leurs côtés avec le Japon et d'attaquer les États-Unis afin de reprendre le Texas et l'Arizona, jadis terres mexicaines.


Il y a de fortes chances pour que la convergence des trois hypothèses soit à l'origine de l'entrée en guerre des États-Unis.

Comme le 31 janvier 1917 les allemands avaient averti les États-Unis de leur reprise de la guerre sous-marine : "Interdiction absolue de tout trafic maritime dans les eaux entourant la Grande-Bretagne, la France et l'Italie et dans la Méditerranée orientale. Les navires neutres qui navigueraient dans ces eaux le feraient à leurs risques et périls et s'exposeraient au torpillage sans avertissement." et comme le 19 mars 1917, le cargo américain Vigilantia avait été torpillé, le 6 avril 1917, le président des États-Unis Woodrow Wilson (photo ci-contre) déclare la guerre à l'Allemagne.


La paix !
Les États-Unis dans la guerre

Les États-Unis dans la guerre

Comparée à celle des anglais, des français et des italiens, lorsqu'en 1918 la guerre se termine, la contribution américaines à la victoire n'a pas été énorme, ni en terme de soldats et de batailles ni en terme de matériels. Par contre elle l'a été au niveau psychologique, face aux allemands ayant pris peur de voir débarquer en Europe une grande quantité de divisions nord-américaines.

Cependant, pour la première fois de leur histoire, les États-Unis ont engagé leur «potentiel» de première puissance économique mondiale naissante dans un conflit important, extérieur à leur territoire, et l'Europe toute entière va le payer très cher et très longtemps (de nos jours encore !)

Qui paie donne souvent les ordres ! En 1914-1919 les payeurs ont été les États-Unis chez qui la Grande Bretagne et la France (mais surtout la France) ont fait 2,3 milliards de dollars-or d'achats à crédit. Alors, le président Wilson va imposer ses vues...


Le monde selon Wilson

Le monde, selon Wilson «et ses 14 points», sera beau et bon !

Pour un nouveau monde «bon». C'est en quelque sorte l'un des sens du programme de paix en 14 points présenté par le président démocrate Woodrow Wilson, devant le Congrès américain, le 8 janvier 1918, puis le 18 janvier 1919 au Quai d’Orsay afin d'imposer ses vues (Clic : +/- info+) Henri Lambert (Industriel et penseur belge. 1862-1934) a inspiré le 3ème des 14 points du programme de paix de Wilson : "Suppression des barrières économiques et égalité commerciale pour toutes les nations.". Il est donc intéressant de se référer à son oeuvre entre autres pour se faire une idée (que l'on appréciera ou pas) d'une partie de l'idéologie sous-tendant le programme Wilson, idéologie encore d'actualité dans l'Union européenne en 2014.
Voir le site http://www.henrilambert.eu/fr
au cours de l’ouverture officielle de la conférence de la paix, prélude au traité de Versailles et aux traités "associés" (de Saint-Germain-en-Laye, de Neuilly-sur-Seine, de Trianon, de Sèvres, de Lausanne, etc.).

Ce qui sous-tend les 14 points de Wilson, à part le libre échangisme, est le principe des nationalités et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. En d'autres termes, chaque "nation" a le droit de faire partie, ou pas, d'un "état". (Clic : +/- info+)

Une "nation" est un ensemble d'êtres humains vivant sur un même territoire et ayant en commun une histoire, des traditions, une culture, une langue...
Un "état" est défini par un territoire bien délimité, une population résidente, un gouvernement ayant un pouvoir de décision. Un "état" peut intégrer plusieurs "nations".


Cas exemplaire de l'Autriche-Hongrie

Le cas européen le plus frappant de l'application (partielle) de ce principe «d'État-Nation» est celui concernant l'Autriche-Hongrie qui sera totalement morcelée.
Point 10. Aux peuples d'Autriche-Hongrie, dont nous désirons voir sauvegarder et assurer la place parmi les nations, devra être accordée au plus tôt la possibilité d'un développement autonome.
Plusieurs «États-nations» indépendants sortent alors de ce découpage : Autriche (Au), Hongrie (Ho), Tchécoslovaquie, Serbie, Croatie, Slovénie... d'autres parties sont annexées par d'autres pays comme la Roumanie, la future Yougoslavie, la Pologne... l'Italie. Cependant, diplomatie oblige, on déroge à ce principe des nationalités au bénéfice des vainqueurs : l'Italie s'agrandit au détriment de l'Autriche avec un territoire de langue... allemande !

Cas de l'Allemagne

Territorialement parlant, la Prusse (Allemagne) est beaucoup mieux traitée que l'Autriche-Hongrie. Elle ne perd tout particulièrement que l'Alsace-Lorraine, retournant à la France, et le «couloir de Dantzig» germanophone (encore une entorse au principe d'État-nation) permettant à la nouvelle Pologne d'avoir un accès à la mer, mais divisant l'Allemagne en deux parties (bien évidemment sources futures de problèmes). Ce «démantèlement» réduit, par rapport à celui de l'Autriche-Hongrie, est le fait des États-Unis et de la Grande-Bretagne préférant voir une Allemagne rester économiquement forte et partenaire commercial qu'une Allemagne trop affaiblie.

Conséquences pour la France : les "14 points", bases des traités de 1919 et 1920, ne réduisent que faiblement le rapport de force de 1914 entre l'Allemagne et la France.

Avant 1914, en Europe, cohabitaient quatre états continentaux dominants : la Russie, la Prusse, l'Autriche-Hongrie et la France. Par le jeu des alliances diplomatiques mouvantes, l'ensemble était en équilibre (entre deux guerres).
À partir de 1917 la Russie, avec sa révolution bolchevique, est momentanément devenue l'ombre d'elle-même. Donc, après les traités inspirés des «14 points de Wilson», il ne reste plus, sur le continent, que l'Allemagne face à la France. Les marges de manoeuvres diplomatiques sont réduites !

Au cours de la guerre on ne s'est battu que sur le sol de la Belgique et de la France. Nombre d'usines des deux pays ont été détruites ; les terres agricoles des champs de bataille sont devenues incultivables.
Face à la France, le potentiel industriel allemand est intact, sa démographie lui est bien supérieure. Comment la France peut-elle désormais protéger ses frontières car l'utopie de Wilson a peu de chances de suffire ?


La France est seule

La France est désormais seule face à l'Allemagne

Le traité de Versailles, d'inspiration américaine, est loin d'être tendre avec la France. D'ailleurs les premières lignes du document en témoignent : «Les États-Unis d'Amérique, l'Empire Britannique, la France, l'Italie et le Japon, puissances désignées dans le présent traité comme les principales puissances alliées et associées, ... A cet effet, les Hautes Parties Contractantes, représentées comme il suit : le Président des États-Unis d'Amérique... Sa Majesté le roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne... (puis passent en revue toutes les "possessions" britanniques)... le Président de la République Française...»

Le moins que l'on puisse dire est que la France, qui a supporté le gros de la guerre, dont le maréchal Foch a été le dernier commandant en chef des forces alliées, est loin d'être mise à l'honneur !


Le traité de Versailles impose bien à l'Allemagne la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France, la réduction drastique de son armée (suppression du service militaire obligatoire et interdiction de posséder du matériel lourd : canons de gros calibre, tanks...), la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, le paiement des dommages subis par les alliés mais...

En matière de sécurité militaire, quid de la garantie de la sécurité de la France contre une nouvelle agression, et avec quoi ? Qui va imposer à l'Allemagne de ne pas réarmer ? Qui va lui imposer de payer les dommages de guerre et comment, si elle ne le veut pas ?


La France «bernée» par Wilson

La France exige donc, comme garanties militaires, entre autres l'annexion de la rive gauche du Rhin. Refus évident des États-Unis (Wilson) et de la Grande-Bretagne (Lloyd George). Mais ces derniers acceptent une occupation temporaire (15 ans maximum) de cette rive gauche, riche, comme ressources en dommages de guerre.

Pour la sécurité militaire de la France ils proposent plutôt un pacte tripartite d'alliance (États-Unis, Grande-Bretagne, France) en cas d'agression de la France. Georges Clémenceau, président du Conseil des ministres français, accepte bien que le maréchal Foch fasse savoir qu'il ne voyait pas comment une telle alliance aurait le temps de jouer en cas d'agression.

Quoi qu'il en soit, après signature du traité de Versailles, le Sénat des États-Unis ne ratifiera pas ce pacte tripartite !

Autre garantie donnée à la France : la création de la Société des Nations (SDN figurant en première partie du traité de Versailles) supposée prévenir tout différend entre les pays. Mais cette organisation n'est dotée d'aucun moyen coercitif pour faire appliquer ses décisions et, cerise sur le gâteau pourrait-on dire, le Sénat des États-Unis refusera de la reconnaitre alors que ce sont les États-Unis qui l'ont imposée !

En ce début d'après-guerre, la France doit donc assurer seule sa sécurité, face à une Allemagne plus que déçue par le traité de Versailles mais tout de même "protégée" par la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Ne pouvant compter que sur elle-même, sachant la paix fragile avec l'Allemagne, de quels moyens la France dispose-t-elle alors pour assurer sa sécurité sans maintenir sous les drapeaux une importante quantité d'hommes, plus utiles ailleurs pour relancer l'économie de paix ?

La fortification est la solution la plus économique en hommes et en matériels !

Fin de la première partie.


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