Le long de la frontière nous avons repéré :
- en bleu foncé : zone sans artillerie CORF
- en rouge : zone couverte par de l'artillerie CORF
(En Corse il n'y a que des casemates avec ou sans artillerie).
Un rapide coup d'oeil à la carte montre que l'artillerie CORF (la seule vraiment très performante) est loin d'être présente partout !
Les Secteurs Fortifiés (résultats d'un découpage administratif de la Ligne Maginot) n'ont aucun intérêt, si ce n'est celui historique. Nous les avons gardés car ils permettent de situer aisément des zones précises de la Ligne Maginot.
Ce qui est intéressant, d'un point de vue stratégique (entre autres pour un ennemi potentiel), ce n'est pas qu'un Secteur Fortifié existe à tel endroit, mais plutôt qu'il soit puissant ou pas. Et sa puissance se mesure à la qualité des fortifications qui le composent et à la densité de feu d'artillerie qu'il peut mettre en jeu.
En matière de qualité, il est évident que ce sont les constructions CORF qui l'emportent de très loin sur les autres types de constructions réalisées après la disparition de la CORF (en 1935). Et en matière de puissance, rien n'égale une artillerie CORF.
Ceci étant admis, en parcourant les frontières de la France de 1940 on pourra constater qu'il existe une extraordinaire hétérogénéité de défense.
Pourquoi pas puisqu'il y a hétérogénéité du terrain et des objectifs assignés ?
Ce qui est malsain c'est que, sur le terrain, de l'extérieur, on ne voit pas beaucoup de différences entre la fortification CORF et la fortification camelote. Aussi bon nombre de français (civils et militaires) ont-ils sans doute été abusés par les excés de confiance et de fausse sécurité mis dans cette succession de blockhaus dont on vantait les fausses performances (en se référant à la CORF). Certaines autorités en ont joué ; l'opinion publique le pardonne difficilement.
Secteur Défensif situé face à la Belgique. La CORF avait prévu d'y édifier quelques casemates dont la construction sera ajournée, au profit d'autres urgences.
A l'approche de 1940, en toute hâte, il n'est construit que de petits blocs bétonnés et des blockhaus d'infanterie sans réelle valeur.
En 1940 ce Secteur Défensif est pompeusement appelé Secteur Fortifié. Mais un changement d'appelation n'est pas suffisant pour transformer d'un coup de baguette magique une succession de petits blocs de béton en un Secteur Fortifié comparable à celui des Alpes Maritimes ou de Thionville.
Secteur Défensif situé face à la Belgique.
A l'approche de 1940 il est construit de petits blocs bétonnés et des blockhaus d'infanterie qui n'assurent aucune profondeur au dispositif. Et ce n'est pas le changement d'appelation, de Secteur Défensif en Secteur Fortifié, qui y change quelque chose.
Secteur Fortifié situé face à la Belgique.
Compte tenu des choix politiques et stratégiques des années 20/30, la CORF y édifie une série de casemates d'infanterie au nord de Valenciennes. Puis, en 1934, elle envisage de protéger le sud de Valenciennes avec un ouvrage d'artilleire (Eth) et quelques casemates.
L'ouvrage d'Eth est partiellement construit, son artillerie étant ajournée.
Après 1936 un ensemble de trois casemates d'artillerie (non CORF) est construit au nord de Valenciennes. Puis quelques dizaines de blocs bétonnés et de blockhaus d'infanterie parsèment le secteur.
L'absence d'artillerie continue n'assure aucune puissance au dispositif de défense. En mai 1940 ce Secteur Fortifié, sans commune mesure avec d'autres, est neutralisé par les Allemands après 4 jours de combats.
Secteur Fortifié situé face à la Belgique. Compte tenu des choix politiques et stratégiques des années 20/30, la CORF n'avait prévu d'édifier qu'une fortification de campagne avec, à l'ouest de Maubeuge, un verrou plus conséquent constitué de casemates d'infanterie.
En 1934 les nouvelles orientations politiques conduisent la CORF à envisager de réaliser un vrai Secteur Fortifié avec, entre autres, en avant de Maubeuge, quatre ouvrages dont l'artillerie couvrirait tout le terrain. Mais les quatre ouvrages construits (Sarts, Bersillies, Salmagne et Boussois) voient leur artillerie ajournée.
En fin de compte, en mai 1940 Maubeuge n'est protégée par aucune artillerie, les petits blocs de béton et blockhaus sont rapidement mis hors de combat et les 4 ouvrages, attaqués sur leurs arrières, ne résistent qu'entre 2 et 5 jours.
Détachement d'Armée des Ardennes. Secteur Défensif situé face à la Belgique, au déboucher du massif des Ardennes, à l'ouest de la Meuse. Cette zone, considérée comme relativement imperméable à cause de la protection naturelle assurée par les Ardennes et la Meuse, n'a pas été fortifiée par la CORF.
A partir de 1935 sa fortification est entreprise et de nombreux blocs de béton et blockhaus sont construits, sans profondeur ni artillerie. Les Allemands le traverserons sans grande difficulté, en mai 1940.
Secteur Défensif situé face à la Belgique au déboucher du massif des Ardennes, à l'est de la Meuse. Cette zone, considérée comme relativement imperméable à cause de la protection naturelle assurée par les Ardennes, n'a pas été fortifiée par la CORF.
Quelques blockhaus, quelques maisons fortifiées (maisons fortes) et deux casemates d'artillerie construites après 1935 seront rapidement mis hors de combat par les Allemands, en mai 1940.
Secteur Fortifié situé face à la Belgique. La CORF n'avait prévu d'édifier qu'une fortification de campagne, sauf au niveau de Montmédy où un verrou plus conséquent devait être construit.
En 1934 les nouvelles orientations politiques conduisent à envisager la réalisation d'un vrai demi-secteur fortifié avec, entre autres, quatre ouvrages (La Ferté, Chesnois, Thonnelle, Veslones), les trois derniers étant pourvus d'artillerie couvrant tout l'est du SF et prolongeant ainsi le barrage assuré par la Région Fortifiée de Metz.
Cependant la mise en place de la plupart des tourelles d'artillerie, prévues en 1934, est remise à une date ultérieure et ce ne sont que deux tourelles qui appuient toutes les fortification de la partie est du SF. La couverture par l'artillerie CORF est ici continue mais trop peu dense pour être efficace face à une attaque importante. Aussi, le 19 mai 1940, la tourelle de l'ouvrage du Chesnois n'est pas suffisante pour venir en aide à l'ouvrage de La Ferté (limite de tir à l'ouest) attaqué par les Allemands. La mort de tout l'équipage de La Ferté (100 hommes) a grandement contribué à porter un coup fatal à la réputation de la Ligne Maginot.
Ce Secteur Fortifié donne aussi une pâle image de la Ligne Maginot lorsqu'on constate que dans sa partie ouest (Sedan) et centrale (Mouzon) il n'est constitué que de blocs bétonnés et de blockhaus d'infanterie dont certaines sont épaulées par cinq casemates d'artillerie qui n'assurent ni profondeur ni continuité de feu.
Secteur fortifié situé face au sud-ouest du Luxembourg. Non prévu par la CORF dans les années 20 (car la fortification puissante ne s'imposait pas de ce côté du Luxembourg), l'étude et la réalisation de ce SF est le résultat d'une pression politico-économique des industriels locaux. Ce SF est l'aile gauche de la Région Fortifiée de Metz.
Les ouvrages sont : Ferme Chappy, Fermont, Latiremont, Mauvais Bois, Bois du Four, Brehain, Aumetz. Leurs intervalles sont aussi battus par des casemates CORF.
Malgré plusieurs tourelles d'artillerie prévues à l'origine et qui ne seront pas mis en place, ce secteur fortifié est très puissant. Il est néanmoins attaqué au niveau du Fermont le 15 juin, par des Allemands qui tentent de profiter de la déconfiture des armées françaises (et surtout du repli des troupes d'intervalle laisant les ouvrages sans protection externe) pour prendre à revers la partie ouest du SF. Cette tentative échoue et le 21 juin les Allemands se retirent.
Le 1PJ60 est un moteur diesel qui fonctionne en cycle deux temps (voir animation ci-dessous). C'est un MONOCYLINDRE très spécial, à DEUX pistons opposés. L'admission de l'air et l'évacuation des gaz d'échappement s'effectuent au travers de lumières ouvertes ou fermées lors du mouvement des pistons (il n'y a pas de soupape). Le gazole est pulvérisé par un injecteur.

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Hugo Junkers naît le 3 février 1859 à Rheydt (Rhénanie). Il fait des études de mécanique aux universités techniques de Berlin, Karlsruhe et Aix-la-Chapelle. Puis il oriente son travail de recherche vers les moteurs à combustion interne et développe l'étude de moteurs à gaz et à gazole et les futurs moteurs CLM.
Alors qu'il est titulaire de la chaire de thermodynamique à l'université d'Aix-la-Chapelle (jusqu'à la veille de la première guerre mondiale), en 1890 il fonde un institut de recherche pour les moteurs à gaz et en 1895, à Dessau, il crée la société métallurgique Junkers & Co qui produit, à l'origine, différentes de ses inventions, comme des réchauds à gaz.
En 1910, il fait breveter un projet révolutionnaire d'aile volante métallique. Projet qui ne sera jamais concrétisé. Par contre, pendant la Première Guerre mondiale, d'autres avions métalliques Junkers, plus classiques, sont adoptés par l'aviation militaire allemande.
Puis, à la fin de la Grande Guerre, Junkers se lance à fond dans l'aéronautique, civile et militaire : création de nombreux types d'avions et d'une compagnie aérienne. Il crée, entre autres, le premier avion civil commercial métallique (F13), considéré comme étant l'ancètre des avions de transport ; puis il crée ses dérivés dont le célèbre trimoteur Ju52 qui consacre sa célébrité dans le domaine aéronautique.
En 1933, Junkers est évincé de son usine par le pouvoir national-socialiste et il meurt le 3 février 1935, à Gauting, près de Munich.
Actuellement, Junkers est devenu une marque du groupe Bosch.

Dés le XVème siècle, le nom de PEUGEOT apparaît dans les registres d'état civil du Comté de Montbéliard. Vers 1725, un certain Jean-Jacques PEUGEOT est meunier à Hérimoncourt ; ses descendants, Jean-Pierre et Jean-Frédéric, installent en 1790, à Sous-Cratet sur la commune d'Hérimoncourt, un moulin à broyer le grain, qu'ils transforment en 1810 en une entreprise métallurgique.
Il dépose leur premier brevet pour le laminage de l'acier pour les lames de scies en 1818. L'entreprise prospère tout au long du XIXème siècle, fournissant des scies, des ressorts, des buscs de corset, des outils de toutes sortes.
C'est en 1846 que la famille PEUGEOT s'installe à Valentigney pour fabriquer de l'acier laminé, qui à partir de 1855 fut utilisé pour les -crinoline- dont la mode fait fureur sous le Second Empire.
Armand PEUGEOT naît donc à Valentigney en 1849, au sein d'une véritable dynastie d'entrepreneurs. Nul plus que lui a l'esprit en éveil, la passion de la nouveauté, le goût de l'aventure, et dans l'austère et protestant Pays de Montbéliard, il passe pour un fantaisiste.
En 1871, jeune ingénieur, il revient d'un stage en Angleterre où il a étudié les méthodes des métallurgistes de Leeds et où il a vu naître l'engouement pour le -bicycle-. De retour au Pays, il sait se faire persuasif et décide la société -PEUGEOT FRÈRES- à en entreprendre la fabrication.
En 1885, les -Deux Roues- sont portés au programme de la maison, d'abord à Hérimoncourt, puis à Beaulieu, et enfin à Valentigney où de nouveaux ateliers sont créés en 1894, et où la -bicyclette- trouve enfin sa forme classique.
Dans les années 1870, au Mans, Amédée BOLLÉE, utilisant la machine à vapeur, a construit -l'Obéissante-, une première voiture -automobile-, c'est-à-dire une voiture se déplaçant par ses propres moyens. Curieux de toutes choses, passionné pour son siècle, Armand PEUGEOT se met à la besogne et à l'Exposition Universelle de 1889, le hardi constructeur présente un tricycle à deux places, avec une machine à vapeur de type -Serpolet-. Aucun succès ! Armand va alors chercher ailleurs : justement, Gottlieb DAIMLER vient de déposer en 1885 un brevet pour un -moteur à gaz de pétrole-. Emile LEVASSOR, fournisseur d'acier de PEUGEOT, a négocié la fabrication des moteurs DAIMLER sous licence pour la France, pourquoi ne pas chercher du côté de cette Maison PEUGEOT qui, là-bas dans le Doubs, fait de si beaux vélos. Accompagné d'Émile LEVASSOR, associé à PANHARD, Gottlieb DAIMLER se rend à Valentigney sur un engin -automobile- construit par lui ; il rencontre Armand PEUGEOT qui, admiratif, pressent que l'avenir est à ces moteurs à essence et non plus à la vapeur.
Armand fabrique à Valentigney, dès 1890-1891, des -pétroleuses- qui font beaucoup de bruit, sentent mauvais et soulèvent des nuages de poussières.
Mais elles roulent, devant les villageois étonnés ! Pour faire connaître sa voiture à pétrole, Armand PEUGEOT la lance dans la course Valentigney-Paris-Brest et retour. Dés 1895, la Maison PEUGEOT dépose un brevet pour un moteur à pétrole de 2 cylindres en ligne disposés horizontalement.
L'automobile sort de l'âge héroïque, sa technique sort de l'artisanat. Armand PEUGEOT à ce moment, s'affranchit de la tutelle de ses cousins de la société -PEUGEOT FRÈRES-. Il fonde la -Société Anonyme des Automobiles PEUGEOT- et construit des ateliers à Audincourt (Doubs) et Lille (Nord). L'usine d'Audincourt, inaugurée en 1897, a 120 ouvriers ; deux ans plus tard, 350 et 800 en 1902, date à laquelle Armand lance la -Bébé Peugeot- Type 69.
Armand fonde la Chambre Syndicale des Constructeurs d'Automobiles en 1909 et en sera le Président jusqu'en 1913. Armand meurt le 7 février 1915 à Paris, mais l'impulsion est donnée, la voie a été tracée par le pionnier ; le temps de l'artisanat est déjà loin, celui de la grande série approche.

Ingénieur allemand né à Paris le 18 mars 1858 et mystérieusement disparu le 20 septembre 1913 au cours d'une traversée de la Manche, à bord du paquebot Dresden.
Il fait ses études à l'école polytechnique de Munich.
En 1893 il dépose un brevet pour un moteur à huile.
En 1897 il construit un premier prototype, qui fonctionne à l'huile de cacahuètes. Et il présente ce prototype à l'Exposition Universelle de Paris en 1900. Il reçoit? à cette occasion? le Grand Prix de l'Exposition universelle.
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Fichiers locaux.
Généralités sur la puissance des Secteurs Fortifiés et légendes de la carte.
SF Flandres. Fortification légère pour troupes de campagne.
SF Lille. Fortification légère pour troupes de campagne.
SF Escaut. 1 ouvrage CORF d'infanterie et quelques casemates CORF. L'ensemble voisine avec une dense fortification légère pour troupes de campagne.
SF Maubeuge. (101eDIF en 1940). 4 ouvrages CORF d'infanterie et quelques casemates CORF. L'ensemble voisine avec une fortification légère pour troupes de campagne.
DAA : Détachement d'Armée des Ardennes. Fortification légère pour troupes de campagne.
SD Ardennes, devenu 102eDIF en 1940. Fortification légère pour troupes de campagne.
SF Montmédy. 4 ouvrages CORF dont 2 avec artillerie et quelques casemates CORF sont à l'est du SF. A l'ouest la fortification est légère, pour troupes de campagne.
SF Crusnes. 7 ouvrages CORF dont 4 avec artillerie qui couvre tout le SF.
Levier d'arrêt. Cette commande permet l'arrêt de l'alimentation du moteur.
Vilebrequin. Pièce coudée transformant, avec les bielles, le mouvement de translation des pistons en un mouvement de rotation. Le vilebrequin entraîne en même temps les deux pompes (combustible et huile). Dans les fortifications c'est lui qui est accouplé au compresseur et à la génératrice.
Volant d'inertie. Le volant d'inertie sert à réguler la fréquence de rotation.
Bielle principale. Pièce de liaison entre le piston inférieur et le vilebrequin. Dans un moteur ''classique'' c'est la seule bielle.
Pompe à huile. Cette pompe, actionnée par le vilebrequin, assure la lubrification des paliers du vilebrequin.
Circuit de lubrification. Ensemble de canalisations reliant la pompe à huile aux paliers du vilebrequin.
Manivelle. La manivelle sert au démarrage du moteur. L'entraînement du villebrequin s'effectue par une chaîne, ce qui permet de libérer l'extrémité du villebrequin pour lui accoupler une génératrice ou un compresseur.
Principe du moteur CLM.
Hugo Junkers dont la société détient le brever du CLM.
Armand Peugeot créateur de la Société Anonyme des Automobiles PEUGEOT.
Rudolf Dieser, ingénieur allemand qui invena le moteur diesel.
Eau de refroidissement des groupes électrogènes.
Joue le rôle d'infirmerie.
Usine électrogène. Elle permet l'autonomie en énergie électrique produite par 2 groupes (un en fonctionnement, l'autre en secours). Chaque groupe a sa réserve journalière de gazole (point rouge) et sa bouteille (noire) d'air comprimé de démarrage. Un circuit de ventilation (en rouge) régénère l'air.
Latrines. Local pour 2 latrines (à la turque).
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Ligne Maginot. SF ; Dossier réalisé à partir de document divers et tout particulièrement certains documents de Philippe Truttmann. Merci à son fils Michel pour ce prêt. (B. E. et R.Cima ©2007).
0, Fichiers locaux;1, Généralités;2, SF Flandres;3, SF Lille;4, SF Escaut;5, SF Maubeuge;6, DAA;7, SD Ardennes;8, SF Montmédy;9, SF Crusnes;10, SF Thionville;11, SF Boulay;12, SF Faulquemont;13, SF Sarre;14, SF Rohrbach;15, SF Vosges;16, SF Haguenau;17, Principe;18, Junkers;19, Peugeot