Autoedition CIMA
Ligne Maginot

Maquette réalisée.
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Généralités sur le blockhaus STG n°87 des Vernes


SF Altkirch

Vue d'ensemble du blockhaus d'infanterie simple flanquement avec, à gauche, un créneau pour AC (47mm ou 25mm, la réponse n'est pas tranchée), et à droite, un créneau pour mitrailleuse. Les armes sont apportées par la troupe occupant les lieux. Une cloche GFM type B dépasse de la superstructure.

La CORF (cette organisation unique qui planifiait l'ensemble des constructions de la Ligne Maginot) est dissoute en 1935. Les chantiers, déjà réduits par le manque de crédits, sont loin d'être achevés. Et les détracteurs de la fortification permanente en profitent pour orienter les constructions vers une fortification semi-permanente plus légère et donc moins coûteuse.

Rappel : dans une fortification permanente, tout (matériel et armement) est étudié et prévu pour être et rester en permanence sur place ; dans une fortification de campagne ou semi-permanente, la construction est quasiment nue et les troupes apportent leur matériel et leur armement à chaque occupation. Chaque système a ses avantages et ses inconvénients.
En cas d'attaque, la fortification permanente est plus efficace que la fortification de campagne. Par exemple, son système sophistiqué de neutralisation des gaz de combat est difficilement transposable à la fortification de campagne, ne serait-ce qu'à cause des embrasures délicates à rendre étanches pour des canons de campagne. Par exemple encore, ses canons peuvent être plus précis, plus rapides et plus performants que ceux de campagne car ils sont plus résistants (volée plus épaisse et plus lourde) et leurs affuts spécialement étudiés.
En l'absence d'attaque, par contre, la fortification permanente a coûté cher en matériel et en entretien et ne sert à rien, alors que la fortification de campagne, ou de campagne construite en temps de paix (semi-permanente) n'a coûté que le prix du béton. Bien que moins efficace, à budget égal on peut en construire plus (même partout en ce qui concerne la Ligne Maginot) et on l'occupe (avec armes et bagages) ou l'abandonne au gré des circonstances.

Ce rappel pour dire qu'à partir de la disparition de la CORF, alors qu'on aurait pu finir ce qui était commencé et envisager, par exemple, de construire plus d'avions, sous l'impulsion du général Gamelin on construit un peu partout des centaines de blocs semi-permanents à l'efficacité plus ou moins douteuse. Entre autres on construit des casemates et blockhaus STG (Section Technique du Génie) qui ressemblent de loin aux casemates CORF. Mais on peut reprendre à leur compte certaines publicités pour une boissons non alcoolisée connue :

Elle a la couleur de l'alcool, elle a le goût de l'alcool, mais ce n'est pas de l'alcool !

Quoi qu'il en soit, même s'il n'est pas CORF, ce type de blockhaus existe, fait partie du patrimoine historique et militaire et est donc très intéressant à étudier. Merci à Félix et à son équipe qui ont entrepris de restaurer le blockhaus des Vernes dans le SF d'Altkirch.

Porte blindée vue depuis l'intérieur. Au sujet de son implantation on constate un manque de logique. En effet, dans les blockhaus dont l'entrée est protégée par un créneau de FM il est concevable que la porte blindée, ultime protection, soit à cet endroit, hors de portée de coups directs ; mais, dans le cas des Vernes, sans FM tirant du côté de l'entrée, il aurait été judicieux de pouvoir au moins utiliser les créneaux de la porte blindée !

Créneau du FM des latrines.

Latrines à la Turque. Le trou (à droite) doit être celui de passage de l'agitateur qui permet de brasser le contenu de la fosse chimique.

Casemate pour mitrailleuse Hotchkiss.

Masque du créneau pour mitrailleuse Hotchkiss.

Support pour mitrailleuse Hotchkiss.

Créneau pour canon antichars (actuellement obturé). Prévu pour un AC47 il a été sans doute modifié pour recevoir un AC25. A gauche : goulotte à grenades. A droite : sortie des douilles usagées. En bas : support pour AC.

Créneau pour FM. A sa gauche : sortie des douilles usagées du FM. A sa droite : goulotte à grenades. A l'extrème gauche de la photo, un trou donne dans la casemate pour mitrailleuse.

Partie arrière de la casemate pour AC, vue depuis le pied de la GFM.

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L'entrée des matériels, actuellement obturée, est au fond, derrière les bouteilles.

Local isolant la GFM.

Réserve à matériels. A gauche on distingue l'un des murs du local isolant la GFM.

Trou d'accès à l'étage inférieur. En principe les blockhaus STG n'ont pas d'étage inférieur. Vernes est l'exception.

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