Mussolini bersagliere

Front de l'Isonzo

L'Isonzo (nord-est de l'Italie), c'est l'équivalent de Verdun pour l'âpreté des combats. Les offensives tant italiennes qu'autrichiennes s'y succèdent entre 1915 et 1917 et font des centaines de milliers de victimes dans les deux camps.

Aussi, être nommé caporal dans un tel contexte est un honneur incontestable. D'autant plus que la citation de Mussolini est des plus élogieuses: "A cause de son activité exemplaire, de son moral supérieur et de son sang-froid. Toujours le premier lors des missions périlleuses. Insoucieux des difficultés, zélé et scrupuleux dans l'accomplissement de son devoir."

Blessé par un projectile

Ce 23 février 1917 les Italiens effectuent des tirs avec un lance-bombes de tranchée. Deux caisses de munitions ont déjà été vidées lorsque c'est l'accident. Peut-être par suite de l'échauffement du mortier, l'un des projectiles éclate dans le tube et crible la vingtaine d'hommes qui sont dans son voisinage immédiat. Mussolini est projeté à terre et un éclat lui casse la jambe droite.

Inconscient il est brancardé vers l'arrière et transporté à l'hôpital d'Udine. Une opération délicate lui permet de conserver sa jambe mais il est réformé.